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La question de l'environnement n'a quasiment jamais été abordée lors du premier tour par les candidats à l'élection présidentielle française et il semble que ceux-ci ne prêtent aucune attention au bilan carbone engendré par leur campagne électorale.
Il faut savoir que mener une campagne présidentielle n'a rien de très respectueux envers l'environnement. Meetings, déplacements, impressions diverses..., les candidats affichent un taux d'émissions de CO2 équivalent à 500 tours du monde en voiture !
Charles Adrien Louis est le directeur du cabinet B&L évolution qui a calculé les émissions de CO2 de cinq candidats à la présidentielle (ceux susceptibles de dépasser les 5% de votes et qui recevront donc des subsides pour leur campagne).
Dans un entretien avec "NeoPlanete", Charles Adrien Louis explique avoir développé "un outil permettant de connaître les émissions de carbone de la campagne présidentielle. Celui-ci a été actualisé toutes les semaines afin de connaître quels sont les candidats les moins respectueux de l'environnement".
Quatre postes principaux ont été analysés: le QG de campagne (c'est-à-dire l'équipe travaillant pour un candidat et la logistique de ce QG), le transport des candidats (pas aussi imposant qu'on pourrait croire, malgré les déplacements dans les DOM-TOM) et finalement les impressions et les meetings, qui représentent les plus gros postes polluants.
Les émissions ont été surveillées du 20 mars au 8 avril et le seront encore d'ici à l'élection du futur président français. Durant ces trois dernières semaines, on a longtemps vu Mélenchon et Sarkozy en tête, mais c'est finalement François Hollande qui récolte le pire bilan carbone pour ce premier tour des présidentielles.
Celui-ci été calculé sur base des informations communiquées par chaque parti comme par exemple les lieux de meeting: pouvait-on y accéder en transport en commun?, étaient-ils situés en zone rurale?, quel était l'aura du meeting? (avait-il un objectif national?). Car pour rassembler les partisans, il faut bien entendu que ces derniers se déplaçent!
C'est d'ailleurs ce qui a fait chuté François Hollande. Si le candidat socialiste se situait sur la troisième marche jusqu'il y a une semaine, son meeting à Paris a fait exploser ses émissions de C02. C'est que M. Hollande a fait venir pas moins de 150 bus des quatre coins de France... Nicolas Sarkozy, lui, a opté pour huit trains.
Mais il ne faudrait pas oublier le poste des impressions. En effet, la seule production des bulletins de vote (envoyés chez les Français et également disponibles en mairie) représente un milliard de bulletins imprimés! Des petits papiers qui pèsent lourd sur l'environnement.



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