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L'exploitation pétrolière dans le parc national des Virunga (est de la République du Congo) ne posera aucun problème environnemental pour le lac Edouard, frontalier de l'Ouganda, a assuré le chargé de sensibilisation de l'entreprise Soco en RDC, Jean Rigobert Tshimanga.
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La société britannique Soco (South Africa Congo Oil) a obtenu du gouvernement l'autorisation - controversée - de prospecter dans le bloc V du rift Albertin, dans le parc des Virunga, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Certaines ONG de défense de l'environnement estiment que la biodiversité de cette aire protégée risque d'en pâtir.
Selon M. Tshimanga, qui s'exprimait dimanche sur la radio onusienne Okapi, cette crainte n'est pas justifiée. "Soco n'est pas partisane de la destruction de la biodiversité. L'exploitation du pétrole, ce n'est pas comme les gens pensent qu'on va creuser un grand puits dans le lac Edouard et le pétrole va commencer à flotter détruisant le poisson", a-t-il affirmé, précisant que l'exploitation pétrolière se fera sur la terre ferme et pas dans les eaux du lac.
En mai, treize organisations non gouvernementales, notamment belges, avaient appelé le président congolais Joseph Kabila et son nouveau gouvernement à réviser l'octroi de permis autorisant l'exploration pétrolière dans le parc des Virunga.
Créé en 1925 sous le nom de Parc Albert, ce parc, à la frontière du Rwanda, est le plus ancien parc national d'Afrique. Il couvre près de 8.000 km2, avec une biodiversité "exceptionnelle", selon l'Unesco: plus de 200 espèces de mammifères, dont les gorilles de montagne et les okapi, qu'on ne trouve que dans cette région du monde.
Ce parc est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979, mais a été inscrit en 1994 dans la catégorie des sites en péril, du fait de la situation conflictuelle de la région et des atteintes à la biodiversité.



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