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Une délégation japonaise qui participe à la conférence de l'ONU Rio+20 s'est égarée jeudi dans la banlieue de Rio et s'est trouvée nez-à-nez avec des bandits fortement armés dans une favela, rapporte vendredi la presse locale.
Les Japonais, à bord de deux voitures, allaient visiter une station de traitement d'égouts en partie financée par le Japon à Parque Alegria, dans le quartier de Caju, quand ils ont pris la mauvaise rue et sont tombés sur un groupe de trafiquants de drogue armés.
Un des deux véhicules a réussi à faire rapidement demi-tour et a prévenu la police mais l'autre a eu plus de mal à ressortir, a expliqué le commandant de la police militaire, Ronal Langres Santana.
Plus de peur que de mal
L'épisode s'est finalement soldé par plus de peur que de mal.
"Quand nous allions intervenir avec une vingtaine d'hommes, la délégation nous a prévenu qu'elle avait déjà réussi à quitter les lieux", a précisé le policier. "Il n'y a eu aucun dommage physique ou matériel ni d'objets volés", a-t-il souligné.
Plus de vingt des plus dangereuses favelas qui étaient aux mains des trafiquants ont été reconquises par la police depuis 2008.
Le Brésil a mis en place un dispositif de grande envergure pour assurer la sécurité de Rio+20, la conférence de l'ONU sur le développement durable, avec 20.000 soldats et policiers et des équipes spécialisées en prévention d'attaques cybernétiques et terroristes.


