La Commission européenne a refusé vendredi dernier à la Région bruxelloise sa demande de report du respect des normes de qualité de l'air. La Flandre, de son côté, à reçu l'autorisation de l'Europe car elle a présenté un plan de mesures crédibles pour lutter contre le dioxyde d'azote (NO2), a affirmé mercredi le chef de file de l'opposition FDF au parlement bruxelloise, Didier Gosuin.
En cause, selon Didier Gosuin: la directive européenne (2008/50/EC) qui impose, depuis le 1er janvier 2010, que la moyenne annuelle concernant le dioxyde d'azote (NO2) ne dépasse pas le seuil de 40 µg/m3.
La Région bruxelloise est depuis lors en infraction systématique puisque tant pour les stations d'Ixelles, de Haren et de Molenbeek, le seuil annuel de 40 µg/m3 a été systématiquement dépassé en 2010, 2011 et 2012, après seulement six mois.
La Belgique a demandé un report du délai prévu pour respecter les valeurs limites fixées pour le NO2 pour trois zones particulières: Bruxelles, le Port d'Anvers et l'agglomération anversoise.
L'avis de la Commission remis le 6 juillet est sans appel pour la Région bruxelloise. La Flandre a par contre pu obtenir un report concernant les émissions de dioxyde d'azote (NO2) à Anvers.
D'après le chef de file FDF, "c'est la deuxième fois que cela se produit puisque Bruxelles était déjà en infraction pour non respect des seuils liés aux micros particules. Cela fait plus de 7 ans qu'une ministre Ecolo (ndlr: Evelyne Huytebroeck) pilote ce dossier", a déploré Didier Gosuin.
D'après lui, la Commission estime que Bruxelles sera en infraction jusqu'en 2018 au moins à politique constante et "sans mesures efficaces, comme la mise en place de zones basse émission en Région bruxelloise, nous allons nous faire condamner par la Cour européenne. Cela pèsera lourd dans le portefeuille des Bruxellois", a-t-il conclu.


