© reuters.
Les organisateurs des Jeux olympiques de Londres 2012 avaient promis qu'il s'agirait des JO les plus durables jamais mis sur pied. Alors, pari réussi ou pas?
© reuters.
© afp.
© afp.
© getty.
© afp.
© ap.
L'Or pour les bâtiments
Au lieu d'être en acier vierge, la structure du stade olympique se compose de vieilles conduites de gaz abandonnées. De plus, deux tiers de l'acier utilisé dans le toit a été recyclé, réduisant de la même manière les coûts de construction. Dans l'ensemble, seul un dixième de la quantité d'acier utilisée à Pékin a été employé à Londres (il faut dire que la capitale anglaise disposait déjà de certains équipements). Le bois du vélodrome provient quant à lui de sources durables. Seul bémol, le centre aquatique est entièrement composé de béton et d'acier et correspond donc peu aux normes de durabilité.
Le Bronze pour les sponsors
Les JO ne pourraient pas être développés à une telle échelle sans le parrainage de grandes entreprises. Cependant, beaucoup pensent qu'accepter l'argent de sponsors impliqués dans l'énergie nucléaire, les boissons sucrées, la fabrication d'huile..., ternit l'esprit des Jeux. Si certains, comme Dow et Adidas, ont été accusés de violations des droits de l'homme, d'autres profitent des JO pour promouvoir des produits permettant une réduction de la consommation d'énergie, notamment BMW avec ses modèles hybrides qui transportent les athlètes.
L'Argent pour le recyclage
97% des déchets de construction ont trouvé une nouvelle vie. Mais ce n'est pas tout! Le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Londres (LOCOG) a aussi affiché son désir d'éviter l'enfouissement de tout déchet et de recycler 70% de ces détritus. Actuellement, cette tâche aurait déjà atteint les 73%, pas mal quand on considère que la plupart des événements de ce type ont un taux de recyclage d'environ 15%. Cependant, malgré les bacs de recyclage disposés dans le Parc olympique, peu de visiteurs en font usage. Il va donc falloir changer les mauvaises habitudes des spectateurs...
Disqualification concernant les énergies renouvelables
Le LOCOG affirmait que 20% de l'électricité proviendrait de ressources renouvelables, mais dans la réalité, on en est bien loin. Une éolienne était prévue, mais les organisateurs y ont renoncé. De même, ils ont vite abandonné l'idée des biocarburants renouvelables ou de l'énergie solaire...
L'Argent concernant les émissions de carbone
L'Olympic Delivery Authority (ODA) avait fixé un objectif de 50% de réduction des émissions de CO2 par rapport aux précédents Jeux olympiques. Il semblerait que cet objectif soit réalisé à hauteur de 47% grâce à une meilleure utilisation de l'énergie (en évitant les pertes) et en se tournant vers les fournisseurs d'électricité verte.
L'Argent pour les transports
Londres disposait déjà d'un réseau de transports en commun très vaste et bien fourni, les JO n'ont donc pas trop modifié la donne. Cela n'a cependant pas empêché les organisateurs de développer un programme visant à encourager les gens à se déplacer à pied et en vélo, mais au final, les pistes cyclables au sein de Londres restent limitées et peu sûres.
L'Argent en matière d'alimentation
On sait que McDonalds a ouvert son plus grand "restaurant" sur le parc des Jeux olympiques, mais en fait, la marque fournit à peine 10% des repas du site. Tous les restaurants ont signé une charte de "Vision Food" qui assure que les ingrédients ont été produits localement.
L'Or pour la faune et la flore
Plus de deux millions de tonnes de terre ont été enlevés, nettoyés et réutilisés. Si certains crient à la destruction de certains habitats naturels, d'autres soulignent que cette dépollution était nécessaire afin de restituer un environnement sain. De plus, la plus grande zone de prairies de fleurs sauvages jamais semée en Grande-Bretagne a été mise en place, de quoi ravir les abeilles et autres insectes de la région. Les zones humides ont également été ramenées à la vie et la rivière Lea a été nettoyée.
L'Argent pour l'eau
Les eaux grises et polluées passent désormais par une station d'épuration toute neuve. Des bassins de récolte d'eau de pluie et des toits verts ont également été installés. Il n'empêche que la consommation d'eau engendrée par un tel événement est colossale.
Au final, on peut dire que les JO de Londres s'en sortent assez bien, même si d'importantes améliorations restent à faire. En espérant surtout que les organisateurs des prochains Jeux sauront à la hauteur et continueront d'oeuvrer pour une fête du sport qui soit la plus verte possible.



Par: