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Le fournisseur d'électricité Electrabel est "sans nouvelles" du secrétaire d'État à l'Energie, Melchior Wathelet (CDH), depuis l'annonce du comité ministériel restreint, il y a un peu plus d'un mois, de sa décision de fermer en 2015 les centrales nucléaires de Doel 1 et 2 et de prolonger pour dix ans, jusqu'en 2025, l'exploitation de la centrale de Tihange 1.
La filiale belge du groupe français GDF-Suez avait alors répondu qu'elle attendait des précisions de la part du secrétaire d'État, "sans quoi Electrabel ne pourrait qu'entamer les procédures visant à préparer la mise à l'arrêt des trois unités dans les délais fixés par la loi de 2003", soit en 2015.
"Nous n'avons pas eu de nouvelles de sa part depuis la décision prise il y a plus d'un mois et le communiqué que nous avons fait paraître en réaction", explique-t-on chez Electrabel. "Nous attendons de plus amples informations de sa part après la rentrée et espérons que le dossier pourra alors avancer le plus rapidement possible car la mise à l'arrêt des ces unités n'est pas un processus qui s'improvise."
En juillet dernier, Melchior Wathelet avait envisagé deux réponses possibles à cette menace de mise à l'arrêt de Tihange 1 dès 2015: la réquisition pour assurer l'approvisionnement ou faire appel au co-propriétaire, à 50%, de la centrale, l'électricien français EDF.
Le secrétaire d'État à l'Énergie avait alors déclaré ne pas avoir l'intention "de se lancer dans une guerre" et comprendre la volonté de l'électricien de "voir clair" alors que se profile un lourd investissement - Electrabel évoque 500 millions d'euros - pour prolonger Tihange 1.



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