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Le conseil communal de Haaltert (Flandre-Orientale) a été condamné à verser une indemnisation à un de ses habitants pour ne pas avoir remis en état les treize anciens sentiers dont le promeneur mécontent réclamait la réouverture. Le montant total des versements a déjà dépassé la barre des 14.000 euros, a rapporté mercredi le journal flamand Het Nieuwsblad.
"Je préférerais que ces anciens sentiers soient rouverts et que je ne reçoive plus l'argent."Luc Beeckman, marcheur empêché
Roger Coppens
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"Ce n'est quand même pas normal qu'un homme s'enrichisse ainsi sur le dos de la commune et de ses habitants. Nous trouvons ça scandaleux."Roger Coppens, bourgmestre de Haaltert
Luc Beeckman, habitant de l'entité de Kerksken, a entamé une action en justice contre l'administration communale de Haaltert en 2008, réclamant la remise en état ou la réouverture de sentiers oubliés ou fermés. L'impraticabilité des chemins n'a pu qu'être constatée par le juge, qui a souffert d'une déchirure des ligaments suite à une chute lors de sa venue sur les lieux. La Justice a condamné la Ville à rétablir le passage dans les quatre mois. Le jugement a été assorti d'une astreinte au cas où l'obligation de remise en état ne serait pas respectée.
20 euros par jour
Comme aucune action concrète n'a découlé de la condamnation, M. Beeckman a persévéré, avec succès: depuis juillet 2009, il perçoit l'équivalent de 20 euros d'indemnisation par jour, dont le paiement est regroupé tous les six mois. Le conseil communal est allé en appel, mais la Justice a encore donné raison au piéton empêché de déambuler à sa guise.
Seul moyen de pression
"Quand je me déplace, je prends parfois mon vélo, mais je le fais le plus souvent à pied. Et je veux toujours prendre le chemin le plus court", explique Luc Beeckman au Nieuwsblad. "Avant, quand j'étais jeune, tous ces chemins étaient ouverts et vous pouviez vraiment vous promener au milieu de la nature. Maintenant, ce n'est plus possible", regrette le marcheur. "Je n'ai pas besoin de cet argent", précise M. Beeckman. "Je préférerais que ces anciens sentiers soient rouverts et que je ne reçoive plus rien. Mais cette astreinte est le seul moyen de pression pour faire entendre ma demande", estime-t-il.
Cassation
"La procédure n'est pas encore finie", réplique le bourgmestre Roger Coppens. "Nous allons en cassation contre le dernier verdict du tribunal. "Dire que nous ne faisons rien pour les sentiers est complètement faux. Nous investissons même énormément", nuance-t-il. "Mais monsieur Beeckman veut faire rouvrir des vieux sentiers qui ne sont plus utilisés depuis des années et qui ne le seront jamais. Ce n'est quand même pas normal qu'un homme s'enrichisse ainsi sur le dos de la commune et de ses habitants. Nous trouvons ça scandaleux", conclut le bourgmestre.



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