Après la victoire d'Obama, le racisme reste vivant aux Etats-Unis
Il y a un an, l'élection d'un premier Noir à la Maison Blanche avait amené certains à saluer l'avènement d'une société "post-raciale" aux Etats-Unis. Mais le déluge de haine raciste que continue à essuyer Barack Obama montre que le pays est encore loin d'un tel idéal. différences entre Noirs et Blancs seraient gommées.
Une fois passée l'euphorie du 4 novembre 2008, les réformes du 44e président, particulièrement celle de l'assurance maladie, ont suscité une vague de vindicte dans les profondeurs de l'Amérique blanche.
Dans l'Arizona (sud-ouest), un pasteur dit prier pour la mort d'Obama; au Congrès, un représentant républicain lance "vous mentez! " en plein discours présidentiel.
L'intéressé veut croire que ces attaques ne sont pas motivées par le racisme. Mais dès le soir de son élection, trois Blancs mettaient le feu à une église noire en construction dans le Massachusetts et les crimes racistes n'ont fait qu'augmenter depuis, observe Mark Potok, de l'organisation de défense des droits civiques Southern Poverty Law Center.
"Tout cela est assez effrayant", estime ce spécialiste des mouvements extrémistes. "La colère monte, il y a beaucoup d'armes en circulation et une idéologie haineuse".
Pour M. Potok, la réaction des milieux racistes reflète "un véritable désespoir". "Le fait est que ces gens ont perdu", explique-t-il. "Ils ne pourront plus faire revenir l'histoire en arrière. Notre pays va devenir une authentique démocratie multiraciale et ils n'y peuvent rien". (belga)