Cérémonie mardi en hommage aux victimes de Fort Hood, avec Obama
La cérémonie en hommage aux 13 victimes de la fusillade de la base militaire de Fort Hood (Texas, sud), dont le mobile reste flou, se tiendra mardi, en présence du président américain Barack Obama, a annoncé la Maison Blanche samedi. "Mardi, le président et la première dame se rendront à Fort Hood, Texas, pour la cérémonie en hommage" aux victimes, ont assuré les services de la présidence américaine dans un communiqué.
Séquelles à vieDans le même temps, certains des 28 blessés de la fusillade commençaient à rentrer chez eux. "Des dix patients qui ont été admis (dans cet hôpital), quatre sont sortis, l'un d'entre eux devrait sortir aujourd'hui", a déclaré lors d'une conférence de presse samedi W. Roy Smythe, responsable du service de chirurgie de l'hôpital Scott and White, à Temple (Texas). Il a néanmoins précisé que deux blessés étaient toujours aux soins intensifs. "Il est possible que certains aient des séquelles physiques à vie, et il ne fait aucun doute que la plupart d'entre eux auront des séquelles psychologiques à vie", a-t-il estimé.
"La fusillade de jeudi a été l'une des plus dévastatrices jamais perpétrée sur une base militaire américaine", a déclaré le président Obama dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire samedi. "Et cependant, même si nous y avons vu le pire de la nature humaine, nous y avons vu aussi le meilleur de l'Amérique", a-t-il ajouté.
Une policière de 34 ans a mis fin au carnageSamedi, journaux et télévisions diffusaient en effet la photo de Kimberley Munley, 34 ans, la policière dont l'intervention décisive a permis de mettre un point final à la fusillade. En entendant les coups de feu, la jeune femme, membre de l'équipe d'intervention d'urgence, s'est précipitée sur les lieux et a fait feu sur le militaire, qui s'est écroulé à terre. Elle a été elle-même grièvement blessée lors de la confrontation.
Les enquêteurs restaient très prudents sur les motifs qui ont poussé jeudi Nadil Malik Hasan, 39 ans, psychiatre militaires pour les soldats revenus traumatisés d'Irak et d'Afghanistan, à ouvrir le feu à plus de cent reprises jeudi, tuant 12 militaires et un civil. Alors que, citoyen américain musulman d'origine palestinienne, il a selon des témoins crié "Allah Akbar" (Dieu est grand en arabe) en ouvrant le feu, le président Obama a recommandé vendredi de ne pas tirer "de conclusions hâtives".
Aucune piste terroristeDifficile de savoir en effet quel rôle a joué dans son geste le poids de son métier et son prochain déploiement sur le terrain apparemment contre son gré. Selon des médias américains samedi, une première analyse de son ordinateur n'a montré aucune relation directe avec des groupes islamistes connus. L'armée américaine et la police fédérale n'ont cependant pas abandonné la piste terroriste. A la mosquée qu'il fréquentait à Washington, on décrivait vendredi un homme "calme", "sociable et affable".
Nadil Malik Hasan était dans un état stationnaire samedi après avoir été transporté dans un hôpital militaire pour des raisons de sécurité. Les corps des 13 morts originaires des quatre coins des Etats-Unis ont été transportés sur la base de Dover (Delaware, est) qui accueille les dépouilles des soldats tombés en Irak et en Afghanistan.
Selon Brady campaign, la plus grande association américaine qui milite contre la vente libre des armes, les deux armes de poing utilisées par le militaire sont appelées "tueuses de flic", car leurs munitions sont conçues pour transpercer un gilet pare-balles. (belga/th)