Obama tend la main à la Corée du Nord et met en garde l'Iran
Le président américain Barack Obama a affirmé jeudi à Séoul sa volonté de dialogue dans le dossier nucléaire nord-coréen mais a averti l'Iran que les Etats-Unis et leurs alliés discutaient désormais des conséquences du refus de Téhéran du projet d'accord sur le nucléaire.
Au dernier jour de sa tournée en Asie, M. Obama a eu des discussions avec son homologue Lee Myung-bak, qui ont porté essentiellement sur le dossier de la dénucléarisation nord-coréenne.
"Nous allons envoyer l'ambassadeur (Stephen) Bosworth en Corée du Nord le 8 décembre pour engager des discussions directes avec les Nord-Coréens", a annoncé M. Obama.
M. Bosworth aura pour mission de convaincre Pyongyang de revenir à la table des négociations à six pays (Etats-Unis, deux Corées, Chine, Russie, Japon) sur l'arrêt de son programme nucléaire.
"La porte est ouverte pour régler ces questions de façon pacifique et de permettre à terme à la Corée du Nord de voir ses sanctions réduites et de mieux s'intégrer dans la communauté internationale.
Mais cela ne se produira que si la Corée du Nord consent de sérieuses avancées sur la question nucléaire", a déclaré M. Obama.
Bouclant sa première tournée asiatique entamée au Japon, poursuivie à Singapour puis en Chine, le président américain a par ailleurs haussé le ton envers Téhéran.
Il a fait savoir que les discussions portaient désormais sur les "conséquences" pour l'Iran de son refus d'un projet d'accord sur son programme atomique, laissant ainsi planer la menace de sanctions accrues. (belga/acx)