Depuis son lieu de villégiature hawaiien, le président américain Barack Obama affronte une tempête déclenchée par le parti républicain, qui juge son approche de la menace terroriste trop laxiste après l'attentat manqué contre un avion de ligne le jour de Noël.
L'incident survenu à bord de l'Airbus de Northwest Airlines a permis aux adversaires du président américain de ressortir l'un de leurs arguments favoris: les démocrates n'ont pas assez de poigne face aux terroristes.
"Dans l'administration Obama, le respect des droits des terroristes pèse plus lourd que la vie des Américains", a lancé Newt Gingrich, cacique républicain et candidat potentiel à l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle de 2012.
L'ancien vice-président Dick Cheney se demande "pourquoi (M. Obama) ne veut pas admettre que nous sommes en guerre? Cela ne correspond pas à la vision du monde qu'il avait" avant d'être élu. La Maison Blanche, par la voix de son chef de la communication Dan Pfeiffer, a riposté en évoquant le bilan de l'administration Bush.
Les sept années qui se sont écoulées entre les attaques du 11-Septembre et la fin du seconde mandat de George W. Bush ont été empruntes d'une "rhétorique belliqueuse qui a échoué à entamer la menace que représente Al-Qaïda et n'a réussi qu'à diviser les Etats-Unis", dit-il.
Mais Barack Obama n'a pas vraiment été aidé par les circonstances. L'attentat manqué a eu lieu le jour de Noël, juste au moment où il entamait ses vacances en famille à Hawaii, l'archipel qui l'a vu naître, en plein milieu du Pacifique et à des heures d'avion de Washington.
Les républicains ont crié à la vacance du pouvoir et dépeint un président plus préoccupé par son swing de golf que par les moyens de rendre les Etats-Unis plus sûrs.
Les démocrates avaient utilisé les mêmes arguments pendant la présidence de M. Bush, qui, alors qu'il devait gérer plusieurs crises d'ampleur nationale, aimait à se retirer dans son ranch du Texas pour de longues semaines de vacances. (afp)


