Sarkozy dénonce le capitalisme et soutient Obama

Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé avec vigueur mercredi à Davos les dérives du "capitalisme financier" et plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s'est dit en "accord" avec Barack Obama.
 
Tout en affirmant qu'il n'était pas venu "donner des leçons à quiconque", M. Sarkozy a dressé sur un ton très offensif un long réquisitoire du système qui a abouti à la crise, s'en prenant en particulier aux banques, devant une assemblée de patrons de multinationales et de banquiers lors du discours d'ouverture du 40e Forum économique mondial.
 
"Le métier de banquier n'est pas de spéculer (...), c'est de financer le développement de l'économie", a-t-il lancé affirmé.
 
"Nous continuerons à faire courir des risques insoutenables à l'économie, à encourager la spéculation, à sacrifier le long terme si nous ne changeons pas la réglementation bancaire", a-t-il dit.
 
Sur ce sujet, il s'est dit "d'accord avec le président Obama quand il juge nécessaire de dissuader les banques de spéculer pour elles-mêmes ou de financer des fonds spéculatifs".
 
Plaidant pour une action coordonnée au niveau du G20 pour tous les pays adoptent les mêmes règles, le président français a annoncé que "la France, qui présidera le G8 et le G20 en 2011, inscrira à l'ordre du jour la réforme du système monétaire international". (belga)
27/01/10 22h51
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