L'armée américaine a officiellement débuté mercredi sa nouvelle opération en Irak, nommée "Aube nouvelle", a annoncé le vice-président américain Joe Biden depuis une base américaine proche de Bagdad, au lendemain de la fin de la mission de combat des troupes.
"L'engagement continue"
"La libération de l'Irak est terminée, mais notre engagement va continuer au travers de l'opération 'Aube nouvelle'", a dit M. Biden lors d'une cérémonie à la base américaine Camp Victory, en présence des commandants, principaux généraux et diplomates américains ainsi que du chef du Pentagone Robert Gates.
M. Biden a ajouté que les Irakiens avaient rejeté la violence et appelé leurs dirigeants à former un nouveau gouvernement qui n'a toujours pas vu le jour près de six mois après les élections législatives.
La nouvelle opération portera sur la formation des forces de sécurité irakiennes. 47.900 militaires américains, actuellement déployés en Irak, se concentreront désormais sur cette formation.
Prenant la parole à la suite du vice-président américain, M. Gates a quant à lui rendu hommage au général Ray Odierno, qui quitte le commandement des forces américaines en Irak qu'il a assumé depuis deux ans.
Mais il a estimé aussi que les Etats-Unis avaient de la "chance" de pouvoir compter désormais sur le général Lloyd Austin, qui succède au général Odierno.
Prix énorme
Dans un discours à la Maison Blanche, le président américain Barack Obama a annoncé mardi soir la fin officielle de la mission de combat des forces américaines en Irak, l'opération "Liberté de l'Irak", déclenchée en 2003 par son prédécesseur George W. Bush.
M. Obama a aussi remarqué que son pays avait payé "un prix énorme" en Irak, où plus de 4.400 soldats américains ont péri depuis 2003.
Après plusieurs mois d'un retrait graduel des forces américaines, M. Biden a réaffirmé que l'ensemble des troupes auraient quitté l'Irak à la fin de l'année 2011. "Nous comptons respecter notre promesse", a-t-il dit.
Il a en outre fait part de son optimisme pour l'avenir de l'Irak, estimant en référence au réseau extrémiste Al-Qaïda, que "les Irakiens ont rejeté le visage hideux de la violence". "Je suis convaincu que les jours les plus sombres sont désormais derrière nous", a-t-il dit au sujet de l'Irak.
Sept ans après l'invasion du pays qui avait entraîné la chute de l'ex-président Saddam Hussein, l'armée américaine ne doit plus se concentrer désormais que sur la formation des forces irakiennes, dans un pays encore loin d'être stabilisé, notamment sur le plan politique.
Gouvernement
M. Biden, qui a rencontré la plupart des dirigeants irakiens, a de nouveau exhorté les partis irakiens à trouver un accord pour former un nouveau gouvernement, six mois après les législatives du 7 mars.
S'adressant aux responsables irakiens, il a ainsi déclaré: "les Irakiens attendent de vous que vous formiez un gouvernement qui traitent leurs problèmes". (belga)


