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Silvio Berlusconi a utilisé le sommet du G8 pour aller "discrètement" se plaindre auprès du président américain Barack Obama, de "la dictature des juges de gauche" en Italie. L'homme le plus puissant du monde a répondu avec froideur et étonnement.
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"Nous avons présenté la réforme de la justice, et pour nous c'est fondamental, parce que en ce moment, nous avons quasiment une dictature des juges de gauche", a exactement déclaré Berlusconi à Obama. "On m'a fait 31 procès et j'ai toujours été acquitté".
La discussion de deux minutes a été captée par des caméramans de la télévision italienne. L'aparté commence avant qu'une traductrice ne vienne en renfort.
M. Berlusconi, qui n'avait pas encore eu de tête-à-tête avec le président Barack Obama, aurait fait le forcing, s'approchant avec son photographe du président américain assis à la table de conférence.
Humiliation
La presse italienne voit dans cette initiative de Berlusconi un nouveau motif d'humiliation sur la scène internationale. "Voilà un premier ministre qui utilise la scène internationale pour nuire à son pays, en le discréditant auprès d'autres leaders des grandes démocraties, s'est indigné La Repubblica.
M. Berlusconi, qui comparaît en justice dans plusieurs procès en Italie, pour des affaires de conflits d'intérêt et une relation présumée avec une jeune fille mineure, a fait de "l'acharnement" de magistrats "rouges" une fixation politique, multipliant les attaques contre eux.
Mais son insistance à en parler au président de la première puissance mondiale, lors d'un sommet consacré à des questions internationales majeures comme la guerre en Libye, lui valait vendredi d'être la risée de quasiment toute la presse de la péninsule. (belga/chd)


