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La semaine dernière, un allié proche de la Maison Blanche au Congrès a envoyé un courrier à Dan Ashe, directeur de l'US Fish and Wildlife Service, le questionnant sur un projet de loi discuté le mois dernier avec la National Oceanic and Atmospheric Administration.
Ce texte, visant à clarifier une proposition de l'administration Bush datant de 2007 et qui avait été jugée illégale, redéfinit la notion d'espèce en danger. Désormais, une plante ou un animal ne sera répertorié sur la liste américaine des espèces menacées que lorsque la survie de l'espèce entière est remise en question et non plus lorsque des spécimens risquent "simplement" de disparaître d'une région.
Selon Dan Ashe: "Cette interprétation permettra d'assurer cohérence et clarté pour les diverses administrations concernées, tout en améliorant notre capacité à protéger et rétablir les espèces avant qu'elles ne soient au bord de l'extinction".
Mais pour Markey, cette proposition est scandaleuse et mène à tous les excès. "C'est comparable à accorder le droit de faire disparaître tous les spécimens d'une espèce dans 49 états, à partir du moment où cette espèce est toujours présente dans le 50e Etat".
Noah Greenwald, qui dirige le programme des espèces menacées pour le Center for Biological Diversity, a accusé l'administration Obama de spolier l'Endangered Species Act, supposé protéger les espèces en danger sur le territoire américain. Pour eux, cette loi ne va faire qu'empirer la situation. (ca)


