"L'Amérique ne peut résoudre seule les problèmes du monde"
L'Amérique ne peut à elle seule résoudre les problèmes du monde et le monde ne peut pas non plus les résoudre sans l'Amérique, devait déclarer mardi Hillary Clinton au Sénat, au cours de l'audition destinée à confirmer sa nomination au poste de secrétaire d'Etat.
"L'Amérique a laissé à désirer mais reste désirée"Alors que l'administration Bush sortante a été souvent accusée "d'unilatéralisme" dans ses relations avec le reste du monde, l'ancienne Première Dame a estimé que "la puissance américaine avait laissé à désirer mais restait désirée". Elle s'est engagée à "restaurer la puissance de l'Amérique par une diplomatie qui renforce notre sécurité, fait progresser nos intérêts et reflète nos valeurs".
Au terme de la présidence Bush marquée par les attentats du 11 septembre 2001, Mme Clinton a déclaré: "Je ne me lève pas chaque matin en pensant aux menaces et aux dangers auxquels nous sommes confrontés". "Tout défi offre aussi une chance", a-t-elle dit à ses collègues de la Commission des Affaires étrangères du Sénat.
Mme Clinton reste sénatrice de New York jusqu'à l'investiture du président Barack Obama le 20 janvier.
Du pragmatisme et pas de rigidité"La politique étrangère doit être fondée sur l'union de principes et du pragmatisme, pas sur une idéologie rigide", a-t-elle lancé. Elle doit reposer aussi "sur des faits et des preuves, pas sur l'émotion ou les préjugés", a ajouté la sénatrice, qui a initialement soutenu l'invasion de l'Irak en 2003 avant de se rétracter.
Les sénateurs devraient l'interroger sur les défis plus immédiats qui attendent la future chef de la diplomatie américaine, notamment l'intervention israélienne dans la bande de Gaza. (belga)