Les USA vont pratiquer le dialogue international et écouter

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Par: rédaction
7/02/09 - 14h44

La nouvelle administration du président américain Barack Obama va "pratiquer le dialogue, écouter et consulter" ses partenaires internationaux, s'est engagé samedi le vice-président Joe Biden à Munich (sud de l'Allemagne).

"Nous allons pratiquer le dialogue. Nous allons écouter. Nous allons consulter. L'Amérique a besoin du reste du monde tout comme, je crois, le reste du monde a besoin de l'Amérique", a dit M. Biden devant une parterre de responsables étrangers à la conférence sur la sécurité dans la capitale bavaroise.

Il s'est engagé au nom de l'administration Obama à adopter un "ton nouveau". "Je viens en Europe au nom d'une nouvelle administration déterminée à instaurer un ton nouveau, non seulement à Washington, mais aussi dans les relations de l'Amérique avec le reste du monde", a dit M. Biden.

En faire plus

A l'appui de la bonne volonté américaine, M. Biden a salué "une pleine participation de la France à l'Otan, si tel devait être le souhait de la France". Mais, a-t-il prévenu, "l'Amérique va en faire plus; ça, c'est la bonne nouvelle; la mauvaise nouvelle, c'est que nous allons demander à nos partenaires d'en faire plus aussi".

Après les crispations causées par la "guerre mondiale contre le terrorisme" menée par George W. Bush et les méthodes employées, M. Biden a assuré que l'Amérique ne pratiquerait pas la torture, et qu'"aucun pays, aussi puissant qu'il soit, n'est mieux placé que les autres pour faire face seul" aux dangers extrémistes.

Mais, en retour, M. Biden a demandé l'aide internationale pour tenir la promesse de M. Obama de fermer d'ici à un an le camp de Guantanamo, érigé par ses détracteurs en symbole des excès antiterroristes de l'administration Bush. Dans le combat contre le terrorisme, "nous devrons coopérer avec les autres pays à travers le monde, et nous aurons besoin de votre aide", a dit M. Biden.

Russie
L'attention portait aussi sur le message que M. Biden aurait pour la Russie, d'autant plus qu'il devait rencontrer le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov dimanche à Munich. "Les dernières années ont vu une dangereuse dérive dans les relations entre la Russie et les membres de notre alliance", a dit M. Biden.

"Le moment est venu d'appuyer sur le bouton de redémarrage et de réexaminer les nombreux domaines dans lesquels nous pouvons et devrions travailler ensemble", a-t-il dit. Il a prévenu que des désaccords subsisteraient: "Les Etats-Unis ne reconnaîtront pas l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud comme des Etats indépendants". Il a parlé du refus américain que quiconque dispose d'une "sphère d'influence".

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