Le président américain Barack Obama, qui a annoncé mardi l'envoi de renforts en Afghanistan, s'est dit "convaincu" qu'il ne pouvait y avoir de solution exclusivement militaire au conflit dans ce pays.
Le président américain a annoncé l'envoi de deux brigades supplémentaires en Afghanistan d'ici à l'été et de forces de soutien logistique pour un total d'environ 17.000 hommes.
Diplomatie
"Je suis absolument convaincu que vous ne pouvez pas régler le problème de l'Afghanistan, des talibans, de la propagation de l'extrémisme dans cette région seulement par des moyens militaires", a déclaré le président Obama, qui se rend jeudi au Canada pour son premier voyage à l'étranger.
"Nous devrons user de diplomatie, nous devrons utiliser (l'aide au) développement", a-t-il ajouté, en exprimant aussi l'"espoir" de pouvoir obtenir le soutien du Premier ministre canadien Stephen Harper et de la population canadienne pour cette "stratégie d'ensemble".
M. Obama, qui a fait du conflit afghan une de ses priorités, a promis une nouvelle approche dans la lutte contre l'insurrection des talibans, alliant renforts militaires, diplomatie et aide au développement. Il a indiqué qu'il comptait présenter "très prochainement" une "stratégie d'ensemble".
Confiant
"La préoccupation est grande concernant ce conflit qui dure depuis déjà assez longtemps et qui semble en ce moment s'envenimer", a-t-il ajouté, estimant toutefois que "l'Afghanisant est encore gagnable". "Il est encore possible pour nous de venir à bout d'Al-Qaïda afin de nous assurer que l'extrémisme ne s'étende pas mais plutôt se contracte", a poursuivi M. Obama.
Selon lui, une des raisons qui explique l'absence des résultats escomptés en Afghanistan est que la guerre en Irak a en partie détourné l'attention de Washington. "Nous avons arrêté de suivre le ballon des yeux. Nous n'avons pas été aussi concentrés que nous aurions dû (l'être)", a-t-il dit.
Il a cependant reconnu qu'un retour à la paix dans ce pays sera difficile tant que le trafic de drogue financera les talibans, que l'Afghanistan donnera l'impression d'être un pays sans lois et que le "problème" de la frontière pakistano-afghane ne sera pas résolu. "Je vais demander à d'autres pays de nous aider à bien réfléchir à comment aborder ce problème très difficile", a-t-il ajouté. (afp)


