Economie, santé, environnement: le 1er discours d'Obama au Sénat
Le président américain Barack Obama a prévenu mardi les Américains que le plan de sauvetage des banques américaines risquait de coûter plus cher que prévu, mais les a assurés que leurs dépôts bancaires étaient en sûreté.
Le plan annoncé récemment pour sauver les banques américaines "va requérir des ressources importantes du gouvernement fédéral. Oui, probablement plus que ce que nous avons déjà mis de côté", a déclaré M. Obama dans son premier grand discours solennel, prononcé devant les deux chambres du Congrès réunies.
"Mais si agir va coûter très cher, je peux vous assurer que ne pas agir coûterait encore plus cher", a-t-il ajouté, estimant que l'économie américaine pourrait mettre plus de dix ans à s'en remettre. Le président américain, qui a pris ses fonctions il y a un peu plus d'un mois, a promis de veiller à ce que les grandes banques aient assez d'argent pour prêter, annonçant la création d'un fonds de prêts pour consommateurs et petites entreprises.
Il a aussi cherché à rassurer les ménages américains sur la solidité de leur épargne. "Vous devez savoir que l'argent que vous avez déposé dans les banques du pays est en sécurité, votre assurance est sûre, vous pouvez continuer à compter sur le système financier", a-t-il assuré. "Ce n'est pas une source d'inquiétude."
2.000 milliards d'économieLe président a également dit son intention de diviser par deux le déficit américain d'ici à 2013, indiquant que son administration avait identifié 2.000 milliards USD d'économies sur 10 ans et cesserait de financer des programmes d'armes inutiles.
Vaincre le cancer
En outre, Barack Obama s'est engagé à chercher un traitement pour vaincre le cancer "à notre époque", en donnant davantage de moyens pour réformer le système de santé américain.
Barack Obama a déclaré que sa réforme du système de santé "lancera un nouvel effort pour vaincre une maladie, qui touche presque chaque Américain, en cherchant un remède pour guérir le cancer à notre époque". Cette réforme "apportera les plus grands moyens jamais accordés aux soins préventifs, parce ce qu'il s'agit d'un des meilleurs moyens pour maintenir les gens en bonne santé et contrôler les dépenses" de santé, a-t-il ajouté, à l'occasion de sa première allocution devant les deux chambres du Congrès depuis son investiture le 20 janvier.
Davantage de soldats et marinesPar ailleurs, le président américain s'est engagé à augmenter le nombre de soldats américains de l'armée de Terre et des Marines et a promis d'intégrer au budget le coût des opérations de guerre, dans son discours devant le Congrès.
Le président a affirmé que le budget qu'il présentera jeudi, "va
augmenter le nombre des soldats et des Marines" pour soulager les forces armées qui mènent deux guerres de front en Irak depuis 2003 et en Afghanistan depuis 2001. Il a également promis d'augmenter la solde des militaires et de donner aux anciens combattants de meilleurs soins et indemnités.
EnvironnementLe président a aussi demandé mardi au Congrès d'instituer un système d'échange de quotas d'émission de gaz carbonique, afin de lutter contre le réchauffement climatique.
"Afin de transformer véritablement notre économie, de garantir notre
sécurité et mettre notre planète à l'abri des ravages du changement
climatique, il faut que les énergies propres et renouvelables soient aussi des énergies rentables", a lancé M. Obama.
"Je demande donc au Congrès de me transmettre une loi qui institue des quotas sur les émissions de gaz carbonique fondées sur le marché et encourage la production d'énergies renouvelables en Amérique", a-t-il déclaré.
AutomobileEnfin, Barack Obama a promis de défendre les constructeurs automobiles en grande difficulté, estimant devant le Congrès que "le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner".
"Nous nous engageons à tenir le cap d'une industrie automobile rénovée et recréée qui puisse soutenir la concurrence et gagner", a déclaré M. Obama. "Des millions d'emplois en dépendent. Des dizaines de villes en dépendent. Et je pense que le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner", a-t-il dit. (belga)