Bush, dans son premier discours de retraité, refuse de critiquer Obama

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Par: rédaction
18/03/09 - 18h02
"Je ne peux pas l'aider plus qu'en ne passant pas mon temps à le critiquer", a ajouté M. Bush, qui n'a pas pu s'empêcher de souligner à propos d'AIG qu'il "partage(ait) la colère exprimée par Washington".

L'ancien président américain George W. Bush s'est abstenu de critiquer son successeur Barack Obama lors de son premier discours depuis qu'il a quitté la Maison Blanche, estimant que ce dernier avait "droit" à son silence, a rapporté mercredi le site Politico.

"Il a droit à mon silence"
"Il y a beaucoup de critiques dans l'arène", a relevé M. Bush lors d'un discours devant une foule de 2.000 hommes d'affaires à Calgary, dans l'est du Canada, qui avaient payé chacun 400 dollars canadiens (315 dollars américains) pour venir l'écouter. "Je pense qu'il est temps que l'ancien président termine son numéro de claquettes en quittant la scène et laisse le président actuel résoudre les problèmes du monde. S'il veut mon aide et que je suis d'accord avec lui, je la lui accorderai", a dit M. Bush à propos de M. Obama.

Dans le cas contraire, "il a droit à mon silence", a-t-il poursuivi, selon les propos rapportés par le site politique indépendant. Ces remarques interviennent au moment où le gouvernement Obama est fortement critiquée pour sa réponse à la crise économique et pour la façon dont elle a réagi au versement de primes de plusieurs millions de dollars à des cadres du géant de l'assurance AIG, renfloué à coups de milliards d'argent public.

Standing ovations
"Je ne peux pas l'aider plus qu'en ne passant pas mon temps à le critiquer", a ajouté M. Bush, qui n'a pas pu s'empêcher de souligner à propos d'AIG qu'il "partage(ait) la colère exprimée par Washington". La foule s'est levée à deux reprises pour applaudir longuement l'ancien président au cours de son discours d'une demi-heure, selon Politico.

Il a évoqué la publication prochaine de ses mémoires, où il reviendra sur douze décisions difficiles qu'il a dû prendre à la Maison Blanche. "Je veux que les gens se rendent compte de ce que c'était que d'être assis dans le Bureau Ovale (...) et qu'ils réfléchissent à ce qu'ils auraient fait si leur tâche la plus importante avait consisté à protéger le pays", a-t-il dit. (belga/th)

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