Le président américain Barack Obama a reconduit mercredi pour un an une série de sanctions économiques visant la Corée du Nord, alors que les tensions avec l'Etat communiste sur son programme nucléaire et ses tirs de missiles ne faiblissent pas.
Procédure d'urgence
M. Obama a eu recours à une procédure d'urgence pour reconduire ces sanctions restreignant les transactions avec Pyongyang et qui devaient expirer vendredi.
Dans un communiqué, le président a déclaré qu'il avait pris ces mesures "parce que l'existence et le risque de prolifération de matériaux fissiles utilisables à des fins d'armement sur la péninsule coréenne continuent à constituer une menace (...) pour la sécurité et la politique étrangère des Etats-Unis".
L'ancien président George W. Bush avait levé l'an dernier des sanctions visant Pyongyang, qui interdisaient toute transaction avec le pays. Mais, il avait dans le même temps utilisé la même procédure d'urgence que M. Obama pour imposer des restrictions pour un an, maintenant une partie des dispositions de la loi levée le jour même.
Échec des négociations
A l'époque, M. Bush mettait tout en oeuvre pour s'assurer une victoire diplomatique avant la fin de son mandat grâce à un accord sur la dénucléarisation de Pyongyang. Il avait aussi retiré le pays de la liste des Etats soutenant le terrorisme, au grand dam du Japon et de certains conservateurs américains.
Les relations avec la Corée du Nord se sont depuis détériorées rapidement, culminant ces derniers temps avec un essai nucléaire, des tirs de missiles et le retrait du pays des négociations à six (Etats-Unis, Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Russie et Japon) sur son désarmement.
L'administration Obama s'est dite disposée à relancer les discussions avec Pyongyang, mais a également négocié aux Nations unies pour un renforcement des sanctions à l'encontre de l'Etat communiste. (belga/th)


