Nous sommes prêts à discuter et à dialoguer des questions internationales devant les médias, ce qui est le meilleur moyen de régler les problèmes".
MISE À JOUR
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré lundi qu'il était prêt à "discuter" avec le président américain Barack Obama devant les médias internationaux, lors d'une conférence de presse.
"De notre point de vue, la question nucléaire est close"
"Je l'ai dit du temps de (l'ancien président George) Bush et d'Obama et je le redis aujourd'hui. Nous sommes prêts à discuter et à dialoguer des questions internationales devant les médias, ce qui est le meilleur moyen de régler les problèmes", a déclaré M. Ahmadinejad.
Le président iranien a également déclaré que "la question nucléaire était close" à ses yeux et que l'Iran n'était pas prêt à discuter de ses droits "indéniables" en matière nucléaire mais n'a pas écarté un dialogue "juste" avec le groupe 5+1. "De notre point de vue, la question nucléaire est close (...) Nous ne négocierons pas de nos droits indéniables" en matière nucléaire, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
L'Iran prêt à un dialogue "juste et logique" sur le nucléaire
"Nous avons dit deux choses: créer des opportunités pour utiliser à des fins pacifiques l'énergie nucléaire et (deuxièmement) prévenir le développement des armes nucléaires de destruction massive", a-t-il poursuivi. "Notre paquet de propositions est en réponse à leur demande de reprise des négociations. Nous avons fixé le cadre et fait nos propositions", a-t-il ajouté.
Il a toutefois précisé que l'Iran est prêt à un dialogue sur le nucléaire dans un cadre "juste et logique" avec les grandes puissances du groupe 5+1. "Nous avons proposé un dialogue dans un cadre logique et juste avec tous les pays (...) qui peuvent permettre de changer les choses" dans les affaires mondiales, a-t-il affirmé.
"Nous allons remettre nos propositions au groupe 5+1"
Téhéran est soupçonné de vouloir fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce qu'il dément avec force. L'Iran, soumis à des sanctions de l'ONU, fait toujours l'objet de pressions de la part des grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) pour qu'il ouvre les négociations sur son programme nucléaire controversé.
"Ils (les grands pays occidentaux, ndlr) n'ont aucun intérêt à poursuivre leur politique (d'hostilité passée, ndlr). Nous sommes prêts pour les deux options, mais nous préférons qu'ils changent d'approche et respectent les droits des peuples", a ajouté Ahmadinejad. "Nous allons remettre dans un premier temps nos propositions au groupe 5+1. Un paquet a été préparé pour d'autres groupes de pays et leur sera remis", a ajouté M. Ahmadinejad.
"Reconnaître les droits" de l'Iran en matière nucléaire
Selon lui, les pays européens et les Etats-Unis "doivent sortir de leur tour d'ivoire" et "changer leurs attitudes (...) pour reconnaître les droits" de l'Iran en matière nucléaire. "Ils ne tireront aucun bénéfice à poursuivre leur politique passée", a-t-il souligné.
La déclaration du président ultraconservateur intervient alors que le programme nucléaire iranien, sera au centre de la réunion d'automne de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne partir de lundi. M. Ahmadinejad a répété dans sa conférence de presse que son pays allait continuer sa coopération avec cette agence. (afp/th)


