Le président russe, Dmitri Medvedev, et le président élu américain, Barack Obama, veulent se rencontrer "prochainement", a déclaré samedi le Kremlin, en vue d'évoquer notamment les relations bilatérales très tendues entre les deux grandes puissances.
Au cours d'un entretien téléphonique, MM. Medvedev et Obama ont évoqué la "nécessité d'organiser prochainement une rencontre", a ajouté le Kremlin dans un communiqué, sans préciser à quelle date. Au cours de leur entretien, les deux hommes ont "souligné le caractère prioritaire des relations entre la Russie et les Etats-Unis, leur développement positif important non pas seulement pour les deux pays mais aussi pour la communauté internationale en général", a ajouté le Kremlin.
"Il a également été souligné que lorsque le monde se heurte à des problèmes, cela nécessite la conjugaison des efforts de tous les Etats", en particulier de la Russie et des Etats-Unis qui ont des "responsabilités communes", selon le communiqué. Les deux hommes ont aussi "exprimé l'intention d'établir une coopération constructive et positive en vue de la stabilité internationale", a poursuivi le Kremlin. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait déclaré mercredi qu'une rencontre entre les deux dirigeants pourrait avoir lieu le 15 novembre en marge d'un sommet du G20 à Washington sur la crise financière.
Le même jour, M. Medvedev avait appelé à "un dialogue constructif" russo-américain, dans un télégramme de félicitations à M. Obama.
Mais en prononçant le même jour son premier discours à la Nation, le chef de l'Etat russe s'était lancé dans une violente diatribe contre les Etats-Unis, qu'il a jugé responsable de la crise financière et de la guerre en Géorgie en août, tout en disant "espérer" que "la nouvelle administration des Etats-Unis ferait le choix de bonnes relations" avec la Russie.
Les relations entre Moscou et Washington, qui s'étaient rapprochés après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, se sont détériorées avec l'extension de l'Otan vers les frontières de la Russie, le projet de bouclier antimissile américain en Europe et la guerre en Géorgie en août.
Dans la matinée, le président polonais, Lech Kaczynski, avait affirmé que M. Obama lui avait promis lors d'une conversation téléphonique de poursuivre le projet de bouclier antimissile américain en Pologne. Une information contredite dans la soirée à Washington par un conseiller de M. Obama déclarant que ce dernier n'avait pris aucun engagement sur la poursuite éventuelle du bouclier antimissile américain en Europe de l'Est. (belga)
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