Le ministère flamand de l'Enseignement continuera à contrôler de manière stricte le respect des exigences linguistiques par le personnel des écoles des communes à facilités.
"Ceux qui ne donneront pas satisfaction ne pourront entrer en ligne de compte pour la rémunération", a affirmé le ministre flamand de l'Enseignement, Pascal Smet, en réponse à une question écrite d'une députée du Vlaams Belang.
Les exigences linguistiques fixées pour le personnel des écoles francophones des communes à facilités ont été revues dans le sens d'un assouplissement des moyens de preuve dans un décret de la Communauté flamande voté le 8 mai dernier.
Les directeurs et le personnel administratif doivent toujours maîtriser du niveau de connaissance B1 du cadre européen de référence pour les langues. Les autres membres du personnel, parmi lesquels les professeurs qui n'entrent que très sporadiquement en contact avec l'administration ou les directives, peuvent se contenter du niveau A2.
Le décret du 8 mai dernier a élargi la palette de moyens dont le personnel dispose pour faire la preuve de sa maîtrise de la langue néerlandaise.
Preuves
"On ne doit plus faire montre de sa connaissance linguistique par la seule présentation d'un diplôme ou le résultat d'un examen linguistique comme auparavant. On peut désormais aussi recourir à d'autres éléments de preuve obtenus dans un centre d'enseignement pour adultes, ou lors d'une formation linguistique à l'étranger reconnue par l'Union de la langue néerlandaise ('Nederlandse Taalunie'). Dans une phase transitoire, les membres du personnel ont trois ans pour satisfaire aux exigences", a affirmé Pascal Smet.
Le ministre a précisé jeudi que le nouveau décret visait à aligner le dispositif au cadre européen de référence en matière de langue qui autorise une plus grande souplesse. (belga/ca)


