Un conflit d'intérêts que déclencherait à son tour le parlement bruxellois dans le dossier de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde risque bien d'opposer élus francophones et néerlandophones de la Région-capitale, mais il n'entraînerait pas le gouvernement bruxellois dans la crise, a observé vendredi la ministre bruxelloise Brigitte Grouwels sur les ondes de La Première.
La ministre CD&V dit espérer avant tout une solution négociée dans les quatre mois qui viennent et que l'on avance sur le financement de la Région-capitale. Interrogée sur l'éventualité d'une impasse persistant après ce délai, la ministre relève que les néerlandophones du parlement bruxellois ne sont "pas très demandeurs" d'un recours à cette procédure et voteront sans doute contre ou s'abstiendront.
"Je ne crois pas que c'est bon pour les bonnes relations que l'on a maintenant entre néerlandophones et francophones", commente-t-elle. En revanche, Brigitte Grouwels ne croit pas que cela plongerait le gouvernement Picqué dans la crise, car la procédure serait déclenchée "dans le but de trouver une meilleure solution".
La proposition de loi flamande sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde fait actuellement l'objet d'une quatrième procédure en conflit d'intérêts déclenchée par le parlement germanophone et destinée à donner plus de temps à l'équipe Van Rompuy pour trouver une solution négociée. (belga/ca)


