Deux jours après cet événement, l'échevin Bertin Mampaka est toujours touché au plus profond de sa chair.
Je reste toutefois un idéaliste et me dis qu'un jour peut-être, on m'estimera à ma juste valeurBertin Mampaka
Mercredi, l'échevin Bertin Mampaka, au sortir d'une réunion avec l'ambassadeur du Burkina Faso en fin de journée, avait accepté une invitation de courtoisie de Bob Kabamba, un ancien candidat sénateur. Arrivé au restaurant en question, situé place du Luxembourg, il est vite apparu que c'était un traquenard.
"J'ai été ceinturé et blessé au bras"
"Il n'y avait ni anniversaire, ni membre de sa famille. Sur place, on m'a mené vers la cave", explique le politicien bruxellois. "J'ai rapidement senti que c'était un piège et j'ai souhaité m'en aller immédiatement. Les individus qui me faisaient face, dont Dominique Weerts, membre du CDH, m'ont contraint à rester parmi eux. J'ai été ceinturé par deux garde-chiourme et blessé au bras. Je n'ai pu quitter les lieux que vingt minutes après."
Entre critiques et menaces de mort
Deux jours après cet événement, l'échevin Bertin Mampaka est toujours touché au plus profond de sa chair. Mais il est loin d'être abattu. Plus que jamais, il compte tenir son rang et faire face à ses détracteurs. Malgré les critiques et les menaces de mort qu'il reçoit fréquemment.
"Je véhicule mes idées depuis dix ans"
"Je dérange. Je crois qu'il n'y a aucune autre explication", soupire encore l'échevin des sports de la ville de Bruxelles. "Apparemment, un black qui réussit en politique embête encore une poignée de réactionnaires. Pourtant, je mène ma barque et véhicule mes idées depuis dix ans... Je reste toutefois un idéaliste et me dis qu'un jour peut-être, on m'estimera à ma juste valeur." (chds)


