Les 35 grévistes de la faim afghans de la rue de Dublin à Ixelles ont décidé mercredi de mettre un terme à leur action après 33 jours de jeûne, a annoncé la CRER (Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation). Un accord a été trouvé entre d'une part les grévistes et d'autre part l'Office des étrangers et le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA).
Une carte blanche pour travailler, assortie de conditions
L'information a été confirmée par le cabinet du secrétaire d'Etat à la Politique de Migration et d'Asile, Melchior Wathelet (cdH). Selon la CRER, les 35 grévistes de la faim ont obtenu une carte blanche qui leur permettra de demander un permis de travail. L'obtention de cette carte blanche est assortie de conditions, notamment celles de s'intégrer, de trouver un travail et donc de ne pas émarger au CPAS ou encore que les enfants des grévistes soient scolarisés.
La CRER se réjouit de la fin de l'action des grévistes de la faim qui étaient fortement affaiblis après 33 jours de jeûne mais regrette qu'aucun accord global n'ait été trouvé pour l'ensemble des "réfugiés afghans".
D'autres Afghans veulent désormais les imiter
"Les grévistes de la faim réclamaient une solution globale pour tous les réfugiés afghans de Belgique. Tout le monde sait que l'Afghanistan est un pays en guerre hormis l'administration belge qui continue à refuser d'octroyer le statut de réfugié", a réagi Oscar Florès, porte-parole de la CRER et qui a participé aux négociations.
Les grévistes de la faim vont commencer à se réalimenter progressivement dès mercredi soir. Une équipe de médecins devrait se rendre mercredi en soirée dans le local des grévistes de la faim. Selon la CRER, d'autres Afghans ont déjà demandé à pouvoir occuper le local en vue d'entamer à leur tour une grève de la faim. (belga/th)


