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Une "célébration pour la paix" multiconfessionnelle pour commémorer les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis a rassemblé dimanche après-midi en la cathédrale saints Michel et Gudule à Buxelles un millier de personnes - dont le prince Philippe, la princesse Mathilde, et nombre de ministres fédéraux et régionaux, ainsi que le président de la Chambre et les représentants des principales religions en Belgique et le corps diplomatique accrédité.
"Bâtir la paix quelles que soient les convictions"
Placée sous haute protection policière, elle était organisée à l'initiative de l'ambassadeur des Etats-Unis en Belgique, Howard Gutman, en collaboration avec Bruxelles Espérance, afin de rendre hommage "aux victimes et survivants de tous les actes de terrorisme à travers le monde" ainsi qu'à souligner les "forts liens d'amitié entre les Etats-Unis, la Belgique, et les autres pays européens".
Une minute de silence a été observée au début, à 14h40, au moment précis où, il y a dix ans, les pirates de l'air du réseau Al-Qaïda du défunt chef terroriste Oussama Ben Laden ont lancé un Boeing 767 d'American Airlines dans la tour nord du World Trade Center (WTC) à New York, le premier des quatre avions qu'ils avaient détournés pour causer la mort de près de 3.000 personnes dans cette ville et à Washington. Au même moment, les cloches de la cathédrale ont sonné.
Premiers intervenants, les représentants des confessions religieuses coexistant en Belgique ont lancé à tour de rôle des appels à la paix et à la compréhension mutuelle afin d'éviter une répétition des événements tragiques du 11 septembre 2001. "Nous essayons, quelles que soient nos convictions, de bâtir la paix", a résumé le primat de Belgique, Mgr André-Joseph Léonard, en accueillant ses hôtes.
Pas d'assimilation dangereuse
Il a été rejoint dans ses propos par les représentants des églises orthodoxe, protestante, anglicane et juive, ainsi que de l'Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB).
Le président de l'EMB, Semsettin Urgulu, a ainsi souligné que de tels actes (les attentats du 11-Septembre) "dépassent l'entendement". Il a toutefois dénoncé "toute manoeuvre visant à associer musulmans et terroristes", en référence à la personnalité et à la religion des pirates de l'air.
"Nous ne les oublierons jamais", a lancé l'ambassadeur Gutman, en évoquant la seule victime belge des attentats, Patrice Braut, qui travaillait comme cadre pour la société américaine Marsh & Mc Lennan au 97ème étage de la tour nord du WTC.
"Ensemble, nous recherchons la justice, mais nous n'avons pas de haine, pas de soif de vengeance", a lancé l'ambassadeur.
Il a également salué l'action de la Belgique et de ses militaires qui ont "toujours répondu à l'appel pour combattre le terrorisme en Afghanistan" "et protéger des innocents en Libye.
Le Premier ministre Yves Leterme a pour sa part dénoncé les attaques du 11 septembre comme "un acte de haine contre ce qu'est l'Amérique" et ses valeurs, largement partagées par les Européens. "Nous sommes ici pour célébrer l'entente, la vie et le dialogue", a-t-il ajouté en substance.
Du "beau monde"
Parmi les invités belges figuraient le prince héritier et son épouse, M. Leterme et plusieurs de ses ministres: ceux des Affaires étrangères et de la Défense, Steven Vanackere et Pieter De Crem, des Finances, Didier Reynders, et de l'Intérieur, Annemie Turtelboom. Les ministres-présidents wallon, flamand et germanophones, Rudy Demotte, Kris Peeters et Karl-Heinz Lambertz, étaient également présents, tout comme le président de la Chambre, André Flahaut - mais pas celui du Sénat, Danny Pieters - et les généraux Charles-Henri Delcour (le "patron" de l'armée) et Jef Van den Put, le chef de la Maison militaire du Roi. (belga)


