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Le ministre-président bruxellois Charles Picqué a précisé jeudi qu'il avait demandé à l'administration régionale de vérifier si les conventions entre la Région et l'asbl Isrisport mise sur pied par Alain Courtois pour organiser un événement annuel de promotion du sport ont été respectées.
Il y un mois, La Libre Belgique mettait en exergue de possibles conflits d'intérêt dans le chef du sénateur Alain Courtois, tête de liste MR à la Ville de Bruxelles, dans le cadre des activités de l'asbl Belmundial mise sur pied pour soutenir la candidature belge à l'organisation de la Coupe du monde de football en 2018 et qui a bénéficié de plus de 2,5 millions d'euros de subsides des pouvoirs publics.
Cette asbl avait conclu un contrat de promotion de l'événement, avec la société Lielens&Partners, actionnaire à près de 20% de E2M, société dirigée par M. Courtois qui dit l'avoir quittée il y a quelques mois.
Le même type d'opération a été observée en ce qui concerne l'asbl Irisport.
Le député bruxellois Emmanuel De Bock (FDF) s'était vu refuser la transmission de documents de contrôles de comptabilité de ces asbl par le ministre des Finances, Guy Vanhengel, pour des questions de respect de la vie privée. Il l'a par conséquent demandé à la Cour des comptes, qui avait fortuitement examiné de près la comptabilité d'Irisport en 2007.
Il en ressort notamment que dans les factures de fournisseurs d'Irisport certaines proviennent de la société E2M pour un montant de près de 45.000 euros et de Lielens&partners pour près de 70.000 euros, sans passation de marché public, alors que la convention avec la Région l'impose.
M. Courtois s'en est défendu jeudi midi sur le plateau de la RTBF, affirmant notamment que certaines factures avaient été payées grâce à l'apport de sponsors.
Les députés FDF Didier Gosuin et De Bock jugent que cette explication ne tient pas la route. Ils exigent la mise en place d'un audit sur la comptabilité d'Irisport, subsidiée depuis plusieurs années par la Région.
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