L'ULB va faire appel au mécénat privé

7S7 mise à jour  L'Université Libre de Bruxelles (ULB) va faire appel au mécénat privé pour financer une partie de ses projets, a annoncé vendredi le recteur de l'université, Philippe Vincke, au cours d'une conférence de presse. "Notre université a beaucoup d'atouts, mais son principal point faible est de dépendre financièrement de la Communauté française."

A l'occasion de son 175e anniversaire, l'ULB a donc créé une fondation d'utilité publique dont la mission sera de collecter des fonds auprès de grands mécènes et d'anciens étudiants. Les autorités de l'université espèrent collecter de la sorte entre 3 et 5 millions d'euros par an.

L'université souhaite associer ces futurs mécènes à différents projets d'envergure, comme le soutien à la fédération de ses centres d'excellence ou la construction d'une salle de prestige pour la défense des thèses de doctorat.

Cette annonce intervient au moment où l'ULB s'apprête à célébrer son 175e anniversaire avec une longue série d'événements et de festivités programmées tout au long de l'année académique.

Fondée en novembre 1834 à l'initiative de milieux libéraux et maçonniques soucieux de disposer d'une université qui ne soit ni sous la tutelle de l'Etat ni sous celle de l'Eglise, l'Université Libre de Bruxelles a entamé son existence dans des conditions très modestes. Elle ne comptait alors que quatre facultés, deux membres de personnel administratif, 38 professeurs et 96 étudiants. Avec quatre campus, 21.000 étudiants et 36.000 membres du personnel, elle se targue aujourd'hui d'être un acteur majeur de l'enseignement supérieur en Belgique. "Sur cinq prix Nobel belges, trois étaient issus de l'ULB. Nous avons de plus reçu à peu près 30% des Prix Francqui", explique ainsi Philippe Vincke.

Parmi les nombreuses activités qui se tiendront durant l'année académique pour célébrer cet anniversaire, on peut citer "1834", une pièce de théâtre écrite par Dominique Jonckheere, qui relate le contexte philosophique et politique très particulier de l'époque où fut fondée l'université. La pièce sera jouée le 9 novembre à l'amphithéâtre Paul-Emile Janson et le 16 novembre au Palais des Beaux-Arts.

Une exposition, se tiendra au musée de la médecine du campus Erasme du 17 novembre au 19 février, pour retracer les étapes marquantes de la faculté de médecine de l'ULB durant l'occupation nazie.

Citons encore l'exposition "Pas ce soir chérie", qui raconte l'évolution de l'hétérosexualité et de ses représentations depuis le XIXe siècle, ou la "Semaine des Nobel", la première semaine de mai, durant laquelle 15 Prix Nobel et Médaille Fields recevront le titre de docteur honoris causa.

Le recteur de l'ULB devait prononcer vers 16h00 un discours de rentrée dans lequel il retrace les différentes crises traversées par l'université à travers son histoire: l'affaire Elisée Reclus, la création de l'université nouvelle, les deux guerres mondiales, mai 68... "A chaque fois, l'ULB a surmonté ces crises par sa grande capacité à évoluer et à se remettre en question", a souligné Philippe Vincke. (belga/7sur7)
18/09/09 13h50
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