Des armateurs, réunis lundi à Kuala Lumpur, ont demandé aux Nations-Unies de mettre en place un blocus naval des côtes somaliennes pour répondre aux actions de piraterie.
Lors d'une conférence régionale à Kuala Lumpur sur la sécurité maritime, des compagnies maritimes ont également appelé à une clarification des règles d'intervention pour permettre aux navires d'intercepter et de poursuivre en justice les pirates qui agissent dans le Golfe d'Aden. "Il serait peut-être bon de voir les Nations Unies coordonner une action navale au large de la Somalie. (L'ONU) pourrait imposer un blocus le long de la côté somalienne", a déclaré Peter Swift, représentant l'Association internationale des armateurs pétroliers (Intertanko), basée à Londres.
Si les actes de piraterie ne cessent pas, cela aura des conséquences sérieuses sur le commerce mondial, 90% s'effectuant par la voie maritime. "Cela aura un impact sur le commerce mondial si nous n'apportons pas une solution rapidement. La situation se détériore. Nous avons besoin d'une action urgente", a-t-il indiqué à l'AFP. "Nous demandons depuis longtemps (à l'ONU) un soutien naval à la marine marchande pour protéger les marins et le commerce mondial", a-t-il indiqué, ajoutant avoir demandé un soutien naval et des patrouilles aériennes. "Les Nations Unies devraient intervenir.
L'ONU devrait déployer une mission maritime de maintien de la paix. Les pirates réfléchiront alors à deux fois avant d'agir", a indiqué Yohei Sasakawa, président de la Nippon Foundation, basée à Tokyo, qui agit pour améliorer la sécurité des navires. L'Otan a envoyé fin octobre une flottille de quatre navires de guerre croiser dans les parages et l'Union européenne doit prendre le relais le 8 décembre avec cinq ou six bateaux assistés d'avions de patrouille maritime. Des bateaux de nombreux pays, -France, Espagne, Russie, Inde et Corée du Sud notamment-, ainsi que des navires américains de la Task Force 150 d'appui aux opérations en Afghanistan, participent aussi déjà à la sécurisation d'une zone vitale pour le commerce mondial. (afp)


