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Dix pirates somaliens capturés et un cargo relâché

Un navire à propulsion nucléaire russe a capturé 10 pirates russes près des côtes de la Somalie, a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole de la marine, Igor Digalo.

Des pirates somaliens ont de leur côté relâché un cargo japonais battant pavillon panaméen et son équipage, capturés trois mois plus tôt dans le golfe d'Aden, a annoncé une organisation humanitaire internationale.

Otages sains et saufs

Selon un communiqué dans la nuit de jeudi à vendredi de cette ONG, Ecoterra International, le cargo MT Chemstar Venus, pris d'assaut le 15 novembre, avait 18 Philippins et cinq Sud-coréens à son bord, qui ont été libérés sains et saufs.

Ecoterra précise que les derniers pirates ont quitté le navire à 22H30 (19H30 GMT) après le versement d'une rançon apportée par un remorqueur. Le MT Chemstar Venus est affrété par la compagnie japonaise Iino Marine et transporte 20.000 tonnes de pétrole.

Le sort de onze cargos reste inconnu

Après cette libération, au moins onze bateaux étrangers sont encore aux mains des pirates somaliens. Plus de 170 marins sont toujours retenus en otages.

Un cargo ukrainien chargé d'armes, le Faina, avait été relâché le 5 février par des pirates somaliens qui le détenaient depuis quatre mois. La marine de guerre américaine a annoncé de son côté que l'un de ses bâtiments avait arrêté jeudi neuf pirates qui tentaient d'attaquer un navire marchand dans le golfe d'Aden.

Chaque année, environ 2.000 bateaux japonais naviguent dans les eaux somaliennes pour traverser le canal Suez et le secteur du transport maritime a mis en garde sur le coût de revient d'une route plus sûre mais plus longue.

La marine japonaise contre-attaque

Le Japon a décidé le mois dernier d'envoyer des navires de sa Force maritime d'auto-défense au large de la Somalie. Les bateaux japonais vont grossir la flotte déployée sur ces eaux, les plus dangereuses du monde, où plus de 130 actes de piraterie ont été enregistrés en 2008.

La législation japonaise n'autorise la marine qu'à défendre les navires battant pavillon japonais ou transportant des Japonais, l'usage de la force pour régler les différends internationaux étant proscrit par la Constitution du pays. La légère diminution du nombre d'actes de piraterie depuis le début 2009 est due, selon les experts, aux mauvaises conditions climatiques et à l'accroissement de la surveillance maritime. (belga/acx)
13/02/09 10h40
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