Le Pompei a été libéré contre le paiement d'une rançon
Les autorités belges ont confirmé dimanche le versement d'une rançon afin d'obtenir la libération du navire belge "Pompei" et de ses dix membres d'équipage, mais sans en révéler le montant.
La rançon a été larguée samedi après-midi vers 14h00 par un avion, a indiqué dimanche le directeur du centre de crise, Jaak Raes, lors d'une conférence de presse.
Les derniers pirates ont quitté le navire dimanche matin à 05h43. Le capitaine, Hendrik Toxopeus, a alors directement pris contact avec les propriétaires du bateau pour les informer de leur libération.
Ce dernier a confirmé que tous les marins étaient à bord et que le bateau s'apprêtait à partir après un dernier contrôle de sécurité.
Le bateau est actuellement en route vers un port sûr, avant d'être accompagné par une frégate grecque participant à l'opération militaire européenne Atalante.
Selon les autorités belges, celles-ci ont rencontré des difficultés à s'assurer la protection d'Atalante.
Le gouvernement a dès lors décidé d'envoyer dix militaires sur place. Ceux-ci seront chargés de la protection du "Pompei" en cas de non-intervention d'Atalante.
Les militaires belges monteront à bord du "Pompei" dès que le navire sera arrivé dans son port de refuge. Les dix membres d'équipage, dont deux belges, seront, eux, rapatriés par avion.
Les négociations pour le versement de la rançon ont été menées par un intermédiaire des pirates sur place et un négociateur agissant pour le compte des sociétés propriétaires du bateau.
Ce dernier a reçu l'assistance d'unité spéciale (CGSU) de la police fédérale.
Six policiers vont à présent poursuivre l'enquête de cet acte de piraterie, et ce sous la direction du procureur fédéral Johan Delmulle. (belga)