L'équipage du Pompei de retour en Belgique

Les deux membres belge de l'équipage du navire Pompei et leur capitaine néerlandais sont arrivés lundi vers 10h40 à l'aéroport national de Bruxelles (Brussels Airport).

Les trois hommes, victimes d'une prise d'otage par des pirates somaliens le 18 avril dernier au large des Seychelles, disent se porter
relativement bien et vont récupérer des derniers événements auprès de leurs proches.

"L'incertitude sur ce qui allait se passer était la chose la plus difficile à affronter", a expliqué l'officier en second James Law, un des deux Belges à bord. Les membres de l'équipage n'ont pas été maltraités
physiquement mais n'ont pas été ménagés mentalement. Il est question de mesures d'intimidation et de menaces de mort.

Selon les otages, leurs ravisseurs se disputaient souvent entre eux,
allant parfois jusqu'à se blesser. "C'était surtout le cas pendant le
temps de midi lorsqu'ils venaient de consommer du qat (plante dont on extrait une substance hallucinogène, NDLR)", explique le capitaine Hendrik Toxopeus. "A ce moment-là, nous essayions de nous tenir aussi tranquilles que possible en lisant un livre ou en faisant un mot-croisé", ajoute-t-il.

La prise d'otage s'est déroulée très rapidement. Une fois les pirates
sur le navire, plusieurs coups de feu ont été tirés. Une balle a frôlé
l'un des deux Belges, Jan Verplanken, premier adjoint du capitaine. Dix pirates étaient en permanence sur le bateau et se relayaient. Le
capitaine estime qu'ils avaient entre 14 et 24 ans. Ils possédaient des lance-roquettes ainsi que des armes lourdes et d'autres plus légères. Plusieurs d'entre eux semblaient être bien en peine de maîtriser pareil armement. "La prise d'otage en elle-même a été menée de façon très professionnelle mais la surveillance a été beaucoup plus chaotique", précise le capitaine.

"L'ambiance dans notre équipage (qui comptait 10 membres au total de diverses origines, NDLR) a connu des hauts et des bas mais nous avons traversé cette épreuve ensemble", poursuit-il. "Notre cuisinier philippin a véritablement fait des merveilles malgré les conditions difficiles et cela nous a fortement encouragé".

Interrogés sur la poursuite de leur profession, les deux Belges se sont montrés positifs. "Je n'ai pas peur. Nous étions juste au mauvais
endroit, au mauvais moment", commente James Law. (belga)
06/07/09 15h23
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