Une rançon d'1,5 million de dollars demandée à l'Artic Sea
La demande de rançon reçue par le propriétaire du cargo Arctic Sea, localisé de sources concordantes au large du Cap-Vert deux semaines après avoir disparu avec son équipage russe, porterait sur 1,5 million de dollars, affirme samedi le site internet du Financial
Times Deutschland.
Sans citer de source précise, et s'entourant de précautions de
langage, le site internet écrit: "une information selon laquelle le
montant (de la rançon demandée) s'élèverait à 1,5 million de dollars a été confirmée avec des réserves".
"Parmi les observateurs, une telle situation est considérée comme
aberrante, en raison de la faiblesse du montant demandé pour ce type d'affaires", ajoute immédiatement le quotidien en ligne, qui ne précise pas si la rançon servirait à libérer l'équipage, ou également le navire.
Dans l'après-midi, le chef du Bureau national d'enquêtes de la police
finlandaise, Jan Nyholm avait confirmé qu'"une demande de rançon, c'est-à-dire de l'argent, a été envoyée à la société propriétaire du navire, Sol Chart Management, en Finlande". Parti de Finlande le 23 juillet à destination de l'Algérie, avec officiellement à son bord une cargaison de bois d'une valeur d'un peu plus d'un million d'euros, l'Arctic Sea n'a plus donné officiellement de nouvelles depuis son passage une semaine plus tard au large d'Ouessant (ouest de la France).
Une source militaire au sein des gardes-côtes capverdiens avait
annoncé vendredi que le navire avait été repéré "à quelque 400
milles marins (740 km) d'une des îles du Cap-Vert". Avec une semaine de retard, la police suédoise avait fait état le 30 juillet d'un abordage de l'Arctic Sea en mer Baltique la nuit de son départ par des hommes masqués se présentant comme des policiers à la recherche de drogue, qui auraient quitté le navire au bout de quelques heures.
Mais la Commission européenne a fait état vendredi d'une seconde
attaque, à une date non précisée, "au large du Portugal", qui n'aurait
"rien à voir avec des actes de piraterie traditionnelle ou une attaque
armée en pleine mer". (afp)