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Dans l'affaire Kim De Gelder, la chambre des mises en accusation de Gand a rejeté la demande, formulée par la défense, de devoirs complémentaires relatifs aux experts psychiatres, selon le parquet général de Gand. Les psychiatres sont accusés par la défense de faux en écriture et de violation du secret professionnel.
Kim De Gelder a tué le 23 janvier 2009 deux bébés et une femme de 54 ans dans une crèche à Termonde. Il avait blessé également dix autres enfants et deux autres puéricultrices. De Gelder a avoué plus tard être l'auteur de l'assassinat d'Elza Van Raemdonck à Vrasene.
Le parquet de Termonde souhaite renvoyer au plus vite Kim De Gelder devant une cour d'assises mais la défense a déposé deux plaintes avec constitution de partie civile auprès du juge d'instruction. La première plainte vise cinq psychiatres accusés de faux en écriture. La deuxième a été déposée pour violation du secret professionnel en raison de la publication dans la presse du contenu du rapport psychiatrique relatif à Kim De Gelder.
Le parquet demande de renoncer à poursuivre les psychiatres. La défense avait réclamé auprès du juge d'instruction des devoirs d'enquête complémentaires. Le juge d'instruction avait rejeté cette demande, mais la défense avait interjeté appel auprès de la chambre des mises.
Si la défense n'introduit pas de pourvoi en cassation contre la décision de la chambre des mises, le dossier relatif aux psychiatres pourra être examiné par la chambre du conseil. Celle-ci va probablement rendre une ordonnance de non-lieu. (belga)


