Kim De Gelder: précisions du parquet
Le parquet de Termonde a réfuté, jeudi, les informations concernant l'affaire Kim De Gelder parues le jour même dans le quotidien flamand
Het Laatste Nieuws. Il faisait notamment état d'une reconstitution à Beveren de l'assassinat d'Elza Van Raemdonck, une des victimes du jeune homme.
"Le parquet prend ses distances par rapport à ces informations fausses (parues) dans l'article (qui font état) d'une reconstitution menée depuis des jours, comme s'il s'agissait de la plus longue reconstitution de l'histoire pénale belge, comme si des tonnes d'argent avaient été dépensées et comme si un avion avait déjà été utilisé", a souligné le procureur du roi Christian De Four.
Kim De Gelder a poignardé, le 23 janvier dernier, deux bébés et une puéricultrice de 54 ans dans la crèche Fabeltjesland ("Pays des Fables") à Termonde. Dix autres enfants et deux puéricultrices avaient également été blessés lors de ce raid meurtrier. Kim De Gelder a par ailleurs avoué l'assassinat, le 16 janvier, d'Elza Van Raemdonck, âgée de 72 ans.
Le quotidien
Het Laatste Nieuws indiquait jeudi que les enquêteurs procédaient depuis deux jours à la reconstitution de cet assassinat à Beveren et que le mari de la victime serait expulsé de son domicile pendant une semaine.
"Le parquet souhaite seulement dire que l'époux de la victime a réitéré aujourd'hui son plein accord avec l'intervention de la police et de la justice dans cette affaire. Il a rappelé qu'il était traité correctement, que le déroulement de l'enquête lui était communiqué de la manière la plus juste et qu'il maintenait sa pleine confiance dans la collaboration ultérieure avec le juge d'instruction, le parquet et les services de police", a indiqué M. Du Four.
Le mari de la victime éprouve en revanche certaines difficultés en raison de l'intervention de certaines personnes de la presse, a souligné le procureur du roi.
"A ce propos, il se sent mis sous pression et traqué. La famille de la victime demande une fois de plus et de manière formelle à la presse de la laisser tranquille et de respecter sa vie privée", a encore dit Christian Du Four, rappelant les "caractéristiques d'une instruction judiciaire, dont son caractère secret, tant dans l'intérêt des victimes que pour les droits de la défense". (belga/vs)