© ap.
Selon certains analystes, Facebook devrait connaître dans les prochaines années le même déclin que Yahoo!...
© ap.
© ap.
© reuters.
© afp.
A la fin des années 1990, Yahoo! incarnait la réussite absolue, une fulgurante ascension sur un web balbutiant et encore rythmé au son des modems 56k. Au cours de la première moitié des années 2000, le moteur de recherche allait atteindre son apogée. Rien ne laissait présager le pire et pourtant... L'intérêt pour l'incontournable "annuaire du web" allait, en effet, progressivement s'effriter par la suite, au point de jouer aujourd'hui les seconds rôles sur la Toile.
"Yahoo est encore bénéficiaire aujourd'hui, emploie encore 13.000 personnes mais ne vaut plus que 10% de sa valeur d'autrefois", confie Eric Jackson, fondateur d'IronFire Capital à CNBC.
Selon cet éminent observateur des marchés, Facebook peine à s'adapter à l'émergence des réseaux mobiles et ce défaut pourrait bien compromettre le maintien de sa prospérité. "Le monde évolue de plus en plus vite et la compétitivité s'intensifie. Les pionniers d'hier pourraient bien éprouver les pires difficultés à relever les défis de demain", ajoute-t-il, relayé par Mashable.
"Facebook peut tout acheter, mais le poids de ce site est un obstacle majeur à sa fluidité sur réseau mobile", confirme-t-il, en référence à la relative lourdeur de l'application Facebook.
Selon Eric Jackson, l'histoire récente du web se divise en trois catégories, trois générations. Google et Yahoo faisaient partie de la première, essentiellement orientée vers l'indexation du web. La deuxième génération a quant à elle misé sur l'émergence du web "social" et Facebook en incarne le porte-drapeau. La troisième, en plein essor, se concentre sur la future explosion du web mobile et cherche à rentabiliser ce type d'utilisation.
Univers impitoyable
Or, comme le précise une fois de plus Eric Jackson, les stars de la première génération ont rarement pu s'adapter aux changements de cap de la deuxième, et ce malgré leurs moyens financiers illimités. Le constat est simple: Yahoo s'enfonce un peu plus chaque jour et Google+ peine à exister aux côtés de Facebook.
Facebook et la pub
Selon un sondage Reuters Ipsos, relayé par le quotidien "Le Figaro", quatre utilisateurs de Facebook sur cinq n'ont jamais acheté un produit ou payé pour un service à la suite de publicités ou de commentaires publiés sur le réseau social.
Le constat ne fait que souligner la difficulté de rentabiliser une clientèle pourtant évaluée à 900 millions d'utilisateurs. Après une entrée en Bourse décevante, l'optimisme béat n'est plus de mise au siège de la société californienne. Le doute ne serait-il pas en train de s'installer?
A suivre...
- Où s'arrêtera le plongeon de l'action Facebook?
- Facebook envisage des comptes liés aux parents pour les moins de 13 ans
- Facebook lance une application photo pour mobiles
- Les appareils portables: promesse et défi pour Facebook
- Premiers "Webby awards" pour Google+, Spotify et Pinterest
- Yahoo! cède la moitié de ses parts dans Alibaba
- Yahoo! supprime 2.000 emplois dans le monde



Par: