Plus de la moitié des utilisateurs informatiques en Belgique (53%) reconnaissent avoir déjà acquis des logiciels piratés, selon une étude de la Business Software Alliance (BSA) publiée mardi. 20% d'entre eux déclarent acquérir des logiciels illégalement tout le temps, la plupart du temps ou occasionnellement, tandis que 32% déclarent ne le faire que rarement.
Par ailleurs, près d'un logiciel sur quatre (24%) a été installé en 2011 en Belgique (33% dans l'ensemble de l'UE) sans licence sur des ordinateurs. La valeur commerciale de ce piratage est estimée à 181 millions d'euros.
Parmi ceux qui choisissent de ne pas utiliser de logiciels piratés, 28% se justifient par le fait de l'illégalité de cette pratique et 18% avouent avoir peur de se faire prendre.
Plutôt un homme jeune
L'étude a également montré qu'il y a trois fois plus de chances que le pirate de logiciel soit un homme plutôt qu'une femme et que les moins de 34 ans (39%) sont les plus susceptibles d'utiliser ces logiciels.
Dans l'ensemble, l'étude, qui comprend notamment une enquête parmi 15.000 utilisateurs informatiques dans 33 pays, constate que les taux de piratage dans les pays émergents sont supérieurs à ceux constatés sur les marchés développés: 68% contre 24% en moyenne.
"Le piratage de logiciels représente un fléau persistant, préjudiciable à l'économie mondiale, à l'innovation technologique et à la création d'emploi", a déclaré le président et CEO de la BSA, Robert Holleyman. "Les gouvernements doivent prendre des mesures pour moderniser la législation régissant la propriété intellectuelle et multiplier les efforts pour s'assurer que ceux qui piratent des logiciels en subissent réellement les conséquences."



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