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Le premier service de microblogging chinois, Sina Weibo, a mis en place cette semaine de nouvelles contraintes pour ses 300 millions d'utilisateurs, qui prévoient notamment des sanctions pour "fausse information" dans un contexte de nervosité croissante du régime.
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Selon ces nouvelles règles, chaque titulaire d'un compte se verra allouer 80 points, qu'il perdra graduellement à chaque fois qu'il publiera un message jugé en infraction.
Feront perdre des points les microblogs "propageant des rumeurs", "divulguant des informations privées" ou "porteurs d'attaques personnelles".
Si l'internaute n'a plus que 60 points, il devra s'abstenir de toute infraction durant deux mois afin de pouvoir retrouver son capital de 80 points. Et s'il perd tous ses points, son compte sera alors fermé.
Par ailleurs, quiconque postera cinq fois une information jugée "sensible" aura son compte bloqué durant 48 heures.
Cette réforme intervient dans un contexte de récent raidissement contre l'internet en Chine, les autorités s'inquiétant face au flot de critiques véhiculées par les microblogs.
Ces messages en maximum 140 idéogrammes sont très populaires chez les Chinois pour se plaindre d'abus ou dénoncer des scandales. Selon les observateurs, ils jouent un rôle crucial pour façonner l'opinion publique.
Pour contrôler la toile, la Chine bloque déjà des sites internationaux comme Facebook, Twitter ou YouTube.
Des réactions majoritairement négatives ont accueilli l'annonce du nouveau cadre restrictif de Sina Weibo, les internautes redoutant des sanctions arbitraires.



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