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Le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a justifié mardi le recours à de puissants virus informatiques, comme la "cyber-arme" Flame, découverte récemment, afin de contrer la menace nucléaire iranienne.
Moshe Yaalon
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"Il est justifié, pour quiconque considère la menace iranienne comme une menace significative, de prendre différentes mesures, y compris celle-là, pour la stopper", a estimé M. Yaalon à la radio militaire, alimentant les spéculations sur une possible implication d'Israël dans ce programme informatique.
"Israël est en pointe dans les nouvelles technologies et ces outils nous offrent toutes sortes de possibilités", s'est targué M. Yaalon, qui est aussi vice-Premier ministre.
L'éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab a annoncé lundi avoir identifié un virus informatique au potentiel destructeur inégalé, baptisé Flame, et utilisé comme une "cyber-arme" contre plusieurs pays.
"La complexité et la fonctionnalité du programme récemment détecté dépassent celles de toutes les autres cybermenaces connues à ce jour", a souligné la compagnie russe dans un communiqué.
Selon Kaspersky, Flame est "vingt fois plus important que Stuxnet", un virus détecté en 2010 et utilisé contre le programme nucléaire iranien.
Flame est capable de "voler des informations importantes, pas uniquement contenues dans les ordinateurs, des informations sur des systèmes visés, des documents archivés, des contacts d'utilisateurs et même des enregistrements audio de conversations", a précisé la société russe.
Selon des médias occidentaux, Flame aurait été exploité pour attaquer le ministère du Pétrole iranien et le principal terminal pétrolier d'Iran.



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