Le site eCops de la police judiciaire fédérale destiné à signaler des délits commis sur ou via internet (pédopornographie, contenus informatiques illégaux, etc.) n'est pas utilisé aux fins prévues. Il reçoit de très nombreuses plaintes, mais la plupart n'ont rien à voir avec la finalité visée, écrit vendredi le quotidien "De Standaard".
"Le nombre élevé de plaintes sur eCops fait que les choses deviennent difficilement gérables", explique le directeur du service de lutte contre la criminalité économique et financière de la police fédérale (DJF), Johan Denolf, qui chapeaute le site eCops. L'an dernier, il y a eu un record de déclarations déposées sur le site: 24.220. La plupart de ces plaintes sont traitées par la police fédérale, une minorité l'est par le SPF Economie.
Le rapport annuel de la DJF fait état d'une hausse d'un tiers des déclarations par rapport à 2010. "eCops rate largement son but", estime Johan Denolf. "Nous recevons des plaintes à propos de disputes de voisinage ou de vols, ce qui n'est pas l'objectif."
Luc Beirens, chef de la Federal Computer Crime Unit, précise qu'une étude est actuellement menée à propos de la façon d'envisager l'avenir d'eCops. "Soit nous étoffons le système, soit nous le limitons."


