Les services de police et la justice ont procédé en 2010 à 6.301 "mesures d'écoute" dans le cadre de 856 enquêtes judiciaires, indique le rapport annuel du Service de la politique criminelle (SPC) sur le sujet, publié vendredi à la suite de la question d'un parlementaire d'opposition.
Le SPC note que les criminels recourent de plus en plus à internet et qu'il est donc "indispensable de pouvoir surveiller (le réseau) de manière structurée".
En vertu du code d'instruction criminelle, le ministre de la Justice est tenu de rendre un rapport annuel au Parlement relatif à l'application des mesures d'écoute, des témoignages anonymes (anonymat complet), de la protection des témoins menacés, des méthodes particulières de recherche (MPR) et autres méthodes. Ce rapport a été rendu public après une question orale du sénateur Karl Vanlouwe (N-VA).
Il révèle que les écoutes ont été plus nombreuses en 2010 par rapport aux années précédentes. Le nombre d'enquêtes durant lesquelles le recours aux écoutes a été autorisé a lui aussi augmenté.
Le nombre d'heures consacrées aux écoutes a été en 2010 de 12.628, dont 15 pour cent sont qualifiés de "pertinentes". Environ 40% des écoutes ont été "cruciales" dans l'enquête et dans quelque 40 autres pour cent, elles ont apporté des éléments importants aux enquêteurs.
Selon le rapport, les criminels utilisent de plus en plus internet, notamment des chats ou le service de téléphonie Skype.


