L'ISPA, l'association qui défend les intérêts des entreprises belges de services internet, a réagi avec étonnement et déception jeudi, à un communiqué de la Sabam l'accusant de refuser de négocier dans le cadre du "jugement Sabam" prononcé à l'égard de la société Tiscali et susceptible de s'appliquer aux autres fournisseurs d'accès à internet actifs en Belgique.
Forte d'un jugement rendu en première instance à l'encontre de la société Tiscali, reprise entre-temps par Scarlet, et qui oblige Tiscali à rendre impossible les échanges illégaux de fichiers informatiques reprenant une oeuvre du répertoire de la Sabam, cette dernière entendait négocier un accord "amiable" avec les autres "providers" internet actifs en Belgique. Mercredi, la Sabam annonçait toutefois que l'ISPA refusait de négocier, ajoutant que l'association portait "l'entière responsabilité de cet échec".
"L'ISPA s'est toujours montrée disposée à discuter", répond l'ISPA, jeudi. Et l'association de renvoyer la balle à la Sabam qui aurait "réagi unilatéralement en annulant la rencontre projetée entre les deux parties".
Sur le fond, l'association belge des fournisseurs de services internet estime que ses membres ne sont pas responsables du téléchargement illégal de fichiers musicaux sur internet et que le jugement à l'égard de Tiscali, rendu en première instance, peut encore être "renversé entièrement en appel". L'ISPA rappelle encore qu'elle n'est nullement d'accord avec ce verdict, qui fait "d'ailleurs l'objet de critiques virulentes dans le monde entier", ajoute-t-elle. "L'ISPA reste disposée au dialogue à condition qu'il puisse de dérouler dans des conditions sereines et constructives", conclut le communiqué.


