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Nintendo DS
Avant chaque petit jeu, vous aurez droit à un tutorial et à une session d'entraînement.
En cas de faux pas, vos partenaires virtuels n'hésiteront pas à vous le faire remarquer.
Faire partie d'un fan club demande rythme et coordination.
Jouer au ping-pong au stylet n'est pas chose aisée.
Même Space Invaders a droit à sa référence dans ce titre ou la parodie n'est jamais loin.
Plus d'un an après sa sortie au Japon où il est devenu un véritable phénomène de société, avec plus d'un million et demi d'exemplaires vendus, Rhythm Paradise débarque sur les DS européennes. Attention les yeux, et surtout les oreilles !
C'est quoi le concept ?
Armé de votre stylet, il vous faudra réagir en rythme afin de réussir la cinquantaine de mini-jeux proposée par le soft, dont la réussite vous permettra d'accéder à des jeux bonus du même acabit. Membre d'une chorale, ouvrier à la chaîne, canard-soldat, fan d'une chanteuse, toutes les situations sont bonnes pour vous faire tapoter votre stylet en rythme sur l'écran tactile. Dans chaque mini-jeu, vous devez réagir d'une manière spécifique à ce qui se passe sur l'écran principal, aidé en cela par la musique qui vous aide à jouer du stylet en rythme au moment approprié.
C'est réussi ?
D'aucuns diront que ce jeu destiné au public japonais n'a aucune chance de s'imposer en Europe. Mais son originalité et sa simplicité déconcertent le joueur lambda, qui passe vite de la joie de la découverte à l'acharnement insensé et inconscient du temps qui passe. Les graphismes, inspirés du style manga, sont mignons et sobres (un peu trop) et parfois drôles.
La jouabilité, d'une difficulté progressive, ne fait appel qu'au stylet, ce qui permet d'éviter les crampes découlant d'une utilisation frénétique de tous les boutons de la console. Un entraînement est proposé avant chaque mini-jeu, il ne vous faudra donc pas faire chauffer votre matière grise pour comprendre ce que vous devez faire. Mais votre concentration sera mise à rude épreuve.
On y joue longtemps ?
Ne proposant pas de mode multijoueur, Rhythm Paradise reste cependant un soft assez varié, tant du point de vue des différences entre les mini-jeux et les jeux à débloquer qu'au niveau de la difficulté. Finir l'entièreté du soft en réussissant parfaitement chaque jeu (ce qui est nécessaire au déblocage des autres jeux) prendra assez de temps à la plupart des joueurs pour qu'ils puissent profiter pleinement et sans regret de Rhythm Paradise.
Le truc en plus
Rythm Paradise ne ressemble à rien de connu dans l'univers du jeu vidéo. Typiquement nippon, ce soft séduira, et c'est probablement le but, les gens de tous âges, permettant à Nintendo de conquérir un nouveau public, un public de jeunes filles voire de femmes plus âgées qui n'aurait jamais pensé un jour réclamer à leur copain/fils/mari le droit d'emprunter leur DS, menaces en tous genres à l'appui. Nintendo réussit le pari de la DS : mettre des jeux vidéo dans les mains les plus réticentes à ce média si particulier. En outre, la bande son, bien que gentillette, occupe une place prédominante dans le jeu sans lasser. Le fait de participer à cette bande son complète un tableau déjà fort joli.
On l'achète ou pas ?
Pour moins de 30 euros, ce jeu qui plaira à toute la famille et familiarisera les plus jeunes avec le sens du rythme tout en réconciliant les plus âgés (et certaines filles) avec les jeux vidéo ne tardera pas, comme au Japon, à devenir un classique, voire un tournant, dans l'histoire encore jeune du jeu vidéo.
Thomas Halter
Rhythm Paradise, de Nintendo, pour Nintendo DS.


