Les vérifications sur la trentaine de décès signalés à ce jour dans le cadre des campagnes de vaccination massive contre la grippe H1N1 n'ont pas permis jusqu'à présent d'établir un lien avec les vaccins, a assuré jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une trentaine de décès suspects ont été signalés à l'organisation, a indiqué à la presse le Dr Marie-Paule Kieny, responsable à l'OMS de la recherche sur les vaccins.
"Même si quelques études sont toujours en cours, les résultats de celles qui sont terminées et ont été communiquées à l'OMS ont conclu que le vaccin n'est pas la cause de la mort", a-t-elle précisé.
Les décès suspects représentent un pourcentage infime sur au moins 65 millions de doses administrées, a souligné l'OMS en faisant état d'informations provenant de seize pays.
Un cas d'effet secondaire indésirable est rapporté pour 10.000 doses de vaccin administrées et sur 100 effets secondaires indésirables, cinq sont sérieux, y compris un décès, a précisé Mme Kieny.
"Les informations confirment jusqu'à présent que le vaccin contre la grippe pandémique est aussi sûr que celui sur la grippe saisonnière", a-t-elle souligné.
Des programmes de vaccination ont été engagés dans une quarantaine de pays et l'OMS devrait commencer à livrer des doses de vaccins aux pays les plus pauvres à la fin du mois de novembre.
Depuis son apparition en mars-avril dernier, la grippe H1N1 a tué plus de 6.250 personnes dans le monde, selon le dernier bilan de l'OMS publié vendredi dernier. (belga/acx)



