Grippe A: Ecolo veut aussi une enquête internationale
Ecolo et Groen! ont réclamé mercredi une enquête internationale sur la gestion de la grippe AH1N1 et sur les politiques de vaccination recommandées par l'OMS. "Il y a de nombreuses questions à poser, notamment par rapport au rôle de l'industrie pharmaceutique", ont affirmé les deux partis dans un communiqué conjoint.
"En observant a posteriori les mécanismes de décision aux niveaux international, via l'OMS, européen et national, on ne peut que s'interroger quant à l'indépendance des scientifiques qui ont évalué la gravité de la pandémie et décidé des quantités de vaccins à administrer", estiment Ecolo et Groen.
"Si les décisions qui ont été prises en matière de vaccination ont été dictées par les intérêts économiques des firmes pharmaceutiques, comme certains le soupçonnent, il faut pouvoir l'établir", ajoutent les deux partis. Ils appellent la ministre de la santé, Laurette Onkelinx, à plaider au niveau européen pour l'organisation d'une telle enquête.
L'assemblée du Conseil de l'Europe souhaite enquêter sur le sujet, écrivait déjà mercredi matin le quotidien De Morgen. Selon l'assemblée, les experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se sont laissés entraîner par les entreprises pharmaceutiques intéressées par la production et la vente de vaccins. Le Conseil de l'Europe, dont sont membres 47 pays, souhaite démarrer une enquête ce mois-ci au plus tard et organiser un débat dans les plus brefs délais. Le président de l'assemblée, l'Allemand Wolfgang Wodarg est d'avis que le déclenchement de l'alerte à la pandémie constitue "l'un des plus grands scandales médicaux du siècle".
Ecolo et Groen! s'interrogent par ailleurs sur "ce qu'il va advenir des doses excédentaires en Belgique", soulignant que "5,3 millions de vaccins restent à produire sur les 12 millions initialement commandés". Pour les verts, il est "inutile de poursuivre la fabrication immédiate de nouvelles doses".
"Nous demandons dès lors au gouvernement et plus particulièrement à la ministre de la santé d'entrer en négociation avec la firme GSK pour obtenir la suspension de toute production supplémentaire tant d'antigènes que d'adjuvants", ont-ils indiqué. (belga/vs)