Le gouvernement obtient une faveur financière de GSK

La ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx, a pu parvenir jeudi soir à un accord avec l'entreprise pharmaceutique GSK pour une révision à la baisse de la commande du vaccin Pandemrix contre la grippe A/H1N1 et ce, sans indemnité de résiliation.
 
33 millions
Selon son cabinet, "les parties se sont accordées sur une réduction de près d'un tiers de la commande initiale, qui, pour rappel, prévoyait la livraison de 12,6 millions de doses". Cette réduction représente "une moindre dépense d'environ 33 millions d'euros".
 
L'information est confirmée par Glaxo Smithkline (GSK). "Il s'agit d'un accord sans contrepartie", a indiqué Julien Brabants, directeur exécutif de GSK Benelux. A ce stade, entre 1,5 et 2 millions de doses ont été administrées. Le seuil épidémique est aujourd'hui dépassé.
 
La Belgique ayant annoncé la mise à disposition d'1,2 million de doses aux pays en voie de développement, elle se retrouvait encore avec un excédent de 8 millions de vaccins dont la commande vient d'être revue à la baisse. Les doses restantes seront gardées en réserve et pourront, le cas échéant, être utilisées en cas de future pandémie.
De son côté, GSK devrait se retrouver dans cet accord qui lui assure une certaine flexibilité en matière de gestion.
 
"Imprévisibles"
De part et d'autre, on se refusait vendredi à préciser le contenu de l'accord conclu. Les juristes des parties respectives travaillent à la rédaction d'un avenant au contrat qui sera signé dans le courant de la semaine prochaine.
 
Cette décision s'inscrit dans un contexte où plusieurs gouvernements européens, notamment la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni ou la Belgique, se retrouvent avec un surplus de vaccins. Un accord est intervenu entre GSK et l'Allemagne pour réduire les livraisons de vaccins. D'autres pays sont demandeurs de vaccins.
 
"Les pandémies sont par nature imprévisibles et nous reconnaissons que les besoins des gouvernements évoluent. Nous nous engageons à trouver des solutions pour les gouvernements qui changent leurs programmes, et pour satisfaire les commandes récentes", a indiqué mardi à l'AFP Jean Stephenne, le président de GSK Biologicals, la division qui s'occupe des vaccins.
 
Pacte avec les labos?
Selon la presse française, Paris pourrait s'accorder sur une résiliation de sa commande qui serait convertie en un engagement à long terme avec les laboratoires sous la forme de droits de tirage. "Ce n'est pas cette solution qui a été retenue dans l'accord avec la Belgique", a commenté vendredi M. Brabants. (belga/acx)
15/01/10 12h19
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