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La grippe H1N1 ravive la peur de l'avion

La psychose autour de la grippe porcine a dissuadé de nombreux touristes dans le monde entier de prendre l'avion, un phénomène surtout perceptible en Asie, une région déjà traumatisée par le SRAS et la grippe aviaire.

Les Japonais se sont empressés d'"annuler leurs voyages vers le Mexique, les Etats-Unis et le Canada et même vers des pays épargnés par le virus", a déclaré à l'AFP Hajime Nozawa, un dirigeant de JTB, le plus grand tour-opérateur nippon.

Et "beaucoup de Japonais ont peur de s'approcher d'un aéroport", confie M. Nozawa qui participait à Florianopolis, dans le sud du Brésil, à la Conférence mondiale sur le tourisme. "Les réservations ont chuté, et cela risque de durer encore un mois ou deux", redoute-t-il.

En Chine aussi, "la grippe porcine est le sujet numéro un qui passe en boucle à la télévision, et les gens ont peur de prendre l'avion", un espace confiné qui permet la propagation de virus, témoigne Alex Zhang de l'agence de voyages BTG Business Travel basée à Pékin.

La grippe porcine poursuit sa progression dans le monde, surtout au Japon, mais le rythme a sensiblement ralenti, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui n'a d'ailleurs à aucun moment déconseillé les voyages au Mexique.

Plusieurs pays, qui avaient décrété des restrictions de voyages vers le Mexique, les ont levées ou atténuées entre-temps, comme les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Belgique ou l'Argentine.

Le sujet a été omniprésent à la conférence de Florianopolis dont les participants ont été quasi-unanimes à dénoncer une "surréaction" des médias et de "certains gouvernements" qui aurait semé la panique.

Le virus H1N1 est d'autant plus déconcertant pour les voyageurs qu'il n'est pas géographiquement limité comme cela a été le cas avec l'épidémie de pneumonie atypique (SRAS) en 2003, qui sévissait surtout en Asie. A l'époque, il suffisait de changer tout simplement de destination.

Aujourd'hui, la grippe porcine se propage un peu partout dans le monde, même si le Mexique a été désigné comme son épicentre. Les effets sur le tourisme au Mexique sont dévastateurs, avec des hôtels et restaurants vides ou presque, des licenciements et du chômage technique. (belga)
18/05/09 11h49
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