A/H1N1: Jacqueline Galant s'interroge sur l'implication des communes

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Par: rédaction
5/08/09 - 15h59

Pour la députée-bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant (MR), les consignes délivrées aux communes pour la distribution des antiviraux en cas de pandémie de grippe A/H1N1 sont peu claires et problématiques. Et de se demander pourquoi les communes doivent suppléer le rôle des pharmaciens d'autant que la délivrance et le contrôle devront être assurés par un pharmacien.

Mme Galant a publié mercredi un communiqué critique, avec beaucoup de questions sur le fonctionnement du système mis au point pour la distribution des antiviraux par les communes. "J'ai été mise en situation le week-end dernier", explique la bourgmestre à l'Agence BELGA. Elle a été contactée par un médecin qui craignait qu'un de ses patients ait contracté la maladie. Il a téléphoné à la commune pour demander à disposer de Tamiflu.

"Je lui ai répondu que le médicament n'avait pas encore été distribué aux communes par les provinces et je lui ai dit que je me renseignais à la province. Là, on m'a donné un numéro de téléphone spécial auquel le médecin devait téléphoner. Lorsque j'ai repris contact avec celui-ci, il m'a rassuré en disant qu'il avait trouvé lui-même le produit nécessaire chez un pharmacien", raconte Mme Galant.

La bourgmestre s'interroge sur le rôle qu'on veut faire jouer aux communes dans la distribution des antiviraux d'autant plus, dit-elle, que la commune devra faire appel à un pharmacien pour venir vérifier le stock et que l'antiviral ne pourra être délivré que sous le contrôle d'un pharmacien sur prescription médicale.

Elle rappelle aussi que les pharmaciens sont très mécontents du rôle secondaire qu'on leur fait jouer, et furieux parce que la délivrance du médicament par les communes sera gratuite. Mme Galant se demande aussi si ce sont des employés et ouvriers communaux qui devront assurer les gardes de nuit et de week-end.

"La Belgique compte 5.200 officines contre seulement 500 pôles communaux. Pourquoi donc contourner le circuit de délivrance traditionnel, qui est efficace? ", insiste-t-elle.

"Dans les consignes, les communes doivent solliciter l'aide des pharmaciens et notamment soumettre le stock à un contrôle régulier par les soins d'un professionnel. Pourquoi donc ne pas leur confier tout simplement la gestion de ces médicaments? ", conclut Mme Galant.

A la mi-juillet, une petite partie du stock stratégique d'antiviraux et de masques a été distribuée, avec l'aide de l'armée, dans les provinces. De là, les médicaments et masques seront distribués aux communes et aux hôpitaux en fonction de l'évolution de la situation sanitaire. (belga/chds)

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